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Pour la centième fois de la journée, je pris le portable et composai le numéro de la maison. Le téléphone sonna un long moment puis enfin, le répondeur se déclencha.
-« Bonjour, vous êtes bien chez Charlie Swan. Je ne suis pas là pour le moment, veuillez laisser un message après le bip... »
Le bip se déclencha, strident. Je raccrochai, puis rappelai, savourant les intonations bourrues de mon père, roulée en boule sur le canapé du salon.
-« Bonjour, vous êtes bien chez Charlie Swan... »
J'esquissai un sourire trempé de larmes, passai la main sous la couverture pour saisir un mouchoir.
Cela faisait une semaine qu'Edward et moi étions revenus de Phoenix. Etant la fille de Charlie, la maison me revenait de droit et j'avais dû régler les papiers sur place.
J'étais incapable de me séparer de cette maison, bien que Renée m'en eût suppliée.
-Chérie, m'avait-elle dit, ça ne t'aidera pas à te sentir mieux. Tous ces souvenirs...Ca va être trop douloureux pour toi...
C'était bien plus douloureux de devoir vendre ces souvenirs.
J'errai comme un fantôme dans la maison, contemplant chaque photo, respirant chaque odeur. Je passai des heures assises sur le sol de la chambre de Charlie, à contempler le plafond. J'errai comme un fantôme dans un monde de fumées. Le ménage n'ayant été pas fait depuis des semaines, la poussière s'accumulait et formait un manteau gris sur tous les objets. J'aurais bien voulu me fondre dans les moutons gris qui jonchaient le sol, peut-être aurais-je moins mal.
Je raccrochai, puis rappelai.
Mon ventre gargouilla. Seul le bruit me rappelait que je n'avais rien avalé en dehors des thés et autres tisanes qu'Edward préparait. Je ne sentais ni la sensation de faim, ni de chaud, ni de froid. Juste cette douleur qui me dévorait de l'intérieur. J'étais épuisée, mais je n'osais fermer les yeux, de peur que la maison ait disparu, que le répondeur ne s'enclenche plus.
J'essuyai les larmes qui dévalaient mes joues.
Injustice. Ce mot me frappait, me brûlait. Charlie n'avait jamais rien fait de mal dans sa vie, il avait toujours été honnête, apprécié de tout le monde. Pourquoi lui ? Lui parmi tant d'autres ? Chaque cellule de mon corps criait « Charlie est mort ! ». Je me surpris à ressentir une haine violente pour le coupable. Et pour Charlie aussi. Il n'avait finalement pas été capable de se défendre, il n'avait pas été assez fort, il ne m'aimait pas assez pour résister.
Comme une furie, je me levai d'un bond et commençai à renverser les cadres à photos qui trônaient sur la table basse.
« Lâcheur ! » avais-je envie de hurler. « Faible ! Traître ! »
Je laissai libre cours à ma folie, faisant tomber les cadres des murs qui se brisaient et me coupaient. Mais j'avais déjà tellement mal ailleurs.
Lâcheur !
Lâcheur !
Lâcheur !
Je jetai un vase contre un miroir, qui se brisa dans un crissement argenté.
La porte claqua au loin, et, soudain, deux mains glacées m'immobilisèrent par les poignets. Une seconde plus tard, je me retrouvai face à Edward.
Il avait les sourcils froncés, une expression indescriptible sur le visage, mais ses yeux sombres s'attardèrent sur la coupure sur ma joue. Puis il plongea finalement ses yeux dans les miens.
J'ouvris grand les yeux, choquée par ma crise de colère. Qu'ets-ce qu'il m'avait pris ? Pourquoi avais-je éprouvé si fort le besoin d'exprimer ma furie ? Je contemplai mon reflet effrayé dans les prunelles sombre d'Edward. Qu'avait-il du penser de moi ? Jamais je n'avais autant perdu le contrôle. Je fondis en larmes. Dans un mouvement rapide, il m'attira contre lui et je plongeai la tête dans le creux de son cou.
-Chut, Bella, ça va aller, me chuchotait-il, en me berçant.



Il était tard. Sûrement deux ou trois heures du matin. J'étais assise sur le rebord du lit de Charlie et je contemplai la photo posée sur la table de chevet en bois.
Trois personnes se trouvaient sur le cliché. Charlie devait avoir dix-huit ans à cette époque. Il se tenait sur la gauche. Son sourire faisait apparaître les fossettes au coin de ses yeux et son bras entourait les épaules de ma mère. Elle était resplendissante, souriait largement aussi, ses cheveux bruns flottant autours de sa tête. Dans ses bras, elle tenait un paquet de couvertures roulées en boule. Entre deux morceaux de tissus, on distinguait quelques mèches brunes et une main de bébé.
Je pris doucement le cadre et il me parut peser des tonnes. Je l'approchai de mon visage pour m'en imprégner, jusqu'à ce que mes yeux louchent et que je visse flou. Mais c'était peut-être à cause des larmes, qui refusaient de s'arrêter de couler.
Ce fut à ce moment que je réalisais vraiment que je ne reverrai jamais Charlie, qu'il avait réellement disparu de ma vie. Ce fut à ce moment-là que mon esprit commença à intégrer ce que je me refusai à penser depuis Phoenix. Charlie était mort. Renée à l'autre bout du pays. J'étais seule. Horriblement seule.
Le cadre s'échappa de mes mains tremblantes et tomba avec un bruit sourd sur la moquette. Je plongeai mon visage trempé dans mes mains. La douleur dans ma poitrine semblait m'achever, jamais je n'avais eu autant l'impression d'avoir le c½ur à vif, les parois brûlantes. Chaque sanglot accentuait la férocité du mal de mon c½ur bancal.
J'entendis la porte grincer dans mon dos et je tournai lentement la tête.
Eclairé par un rayon de lune, Edward était de bout et me regardait. Le rayon faisait apparaître une multitude de variantes de ses cheveux, sublimait sa peau, accentuait ses traits parfaits...Mais ces yeux trahissaient une souffrance sans égale.
Non, je n'étais pas toute seule. Il était là. Il l'avait toujours été. Et le serai toujours. C'était sa présence qui m'avait empêché de me consumer à petit feu. Silencieux, il avait respecté mon besoin de solitude, il s'était éloigné de moi pour mon bien et pour la première fois de ma vie, j'avais cru ne pas avoir besoin de lui. Je m'en voulus terriblement de le traiter de la sorte, de l'ignorer, d'être aussi égoïste, de me concentrer sur mon propre chagrin. Il était essentiel à ma vie. Jamais je n'avais autant ressenti cette vérité avec autant de force.
-Edward, je murmurai, et le seul fait de prononcer ces deux syllabes atténua la douleur. Je...Je suis désolée...
Je bondis brusquement sur mes pieds et précipitai mes lèvres contre les siennes. Il recula un peu pour atténuer le choc mais me rendit mon baiser.
-Tu ne me laisseras jamais, n'est-ce pas ? soufflai-je, lorsque je décollai ma bouche. Tu me le promets, tu ne me laisseras pas seules ?
Je ne lui laissai pas le temps de répondre, accaparant de nouveau ses lèvres.
J'éprouvai un besoin irrépressible de sentir sa présence au plus proche. Je ne réfléchissais pas à ce que je faisais, mes lèvres, mes mains bougeaient toute seules. Je savais seulement que j'avais besoin d'être en contact physique avec lui, pour me prouver qu'il était ben là pour moi.
Edward se laissait faire et ses mains effleuraient toute la longueur de mon dos.
Sans que je ne puisse comprendre comment, le t-shirt d'Edward tombait par terre. Je me collai un peu plus à lui, et détachai un bras de son cou pour essayer maladroitement d'enlever le mien. Ses mains passèrent sous le tissu et je frissonnai.
Il détacha ses lèvres pour plonger ses yeux dans les miens. Il essayait peut-être d'y déceler une lueur d'indécision, mais j'étais sûre de moi, déterminée.
Après quelques secondes, j'enlevai d'un geste brusque mon haut et me collai à sa peau glacée. Le trou de ma poitrine sembla s'atténuer et commençait même à se refermer.
Sa bouche descendit le long de mon cou jusqu'à ma clavicule, sa main me laissait de longs frissons dans le dos et j'enfouis mon visage dans son cou.
Il était en train de me sauver, de me ramener à la vie, la douleur s'estompait petit à petit, l'impression de vide disparaissait. Il était en train de me sauver.
Je pris son visage entre mes mains et le ramenait en face du mien. Avant de coller de nouveau mes lèvres aux siennes, je soufflai :
-Merci. Merci, Edward, merci...
Nous replongeâmes de nouveau dans notre étreinte passionnée.
Je ne remarquai que nous nous étions déplacés, seulement quand je sentis le rebord du lit derrière mes genoux. Je resserrai un peu plus mon étreinte –la douleur avait complètement disparu. La sensation était tellement merveilleuse que quelques larmes m'échappèrent.
Dans un même mouvement, dans une osmose parfaite, nous nous courbâmes jusqu'à sentir le doux tissus sur nos peaux...



Balcony Scene_BO ROMEO + JULIET



Bonjour!
Ca fait pas mal de temps que je n'avais pas laissé de petits messages, mais j'ai quelques explications à vous fournir.
L'arrête du chapitre, déjà. Je n'irai pas plus loin. Non que je sois mal à l'aise avec le sexe ou autres, juste, pour ma part, Stephenie Meyer ne développerait pas plus, et même si je n'essaie pas de la copier, j'essaie de rester dans son esprit. Et de mon avis, la relation qui unit Bella & Edward est bien trop pure, subtile et délicate pour être décrite de cette façon. Pour moi, leur euh..."communion" on va dire, lorsqu'ils seront vraiment en parfaite osmose n'est pas ce moment-là. Si vous n'avez pas compris, ce n'est pas grave, attendez la fin de la fiction ;).J'ai aussi placé ce moment à cet endroit, parce que en général, ça se passe toujours après le mariage, et vous savez bien que je refuse de faire comme les autres ;).
La chanson maintenant. Outre le fait que ce soit mon film préféré, c'est vraiment sur cette chanson que je me suis imaginée les choses. Je la trouve pure, belle, magnifique, plein de sentiments. C'ets vraiment cette chansons que j'ai écouté en boucle tout le long de la description de la fin - qui m'a prise un temps fou, tellement j'avais peur de "casser" le moment, l'ambiance que j'avais essayé d'instaurer. J'ai vraiment réfléchi à chaque mot, chaque phrase avant de l'écrire.
Tiens, ça m'a donné envie d'aller re-re-regarder le film =)

Encore une fois, je suis du genre à me juger sévèrement, et ce n'est pas toujours très objectif, donc à vous.
Dîtes-moi vraiment tout, je raffole des longs commentaires qui m'analysent mon chapitre phrase par phrase ;)
Bisous à toutes.

# Posté le samedi 28 juin 2008 12:58

Modifié le samedi 28 juin 2008 13:14

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Je me réveillai. Lorsque j'ouvris difficilement mes yeux, une lumière assaillit mes rétines.
Je frottai mes paupières et me relevai.
Il me fallut un moment pour me rendre compte de là où j'étais. Je repoussai la couverture et découvris que j'étais toute seule. Je me levai et m'apprêtai à descendre à la cuisine, lorsque je remarquai le t-shirt d'Edward roulé en boule par terre. Je m'accroupis pour le ramasser quand, prise d'une inspiration soudaine, je l'enfilai. Aussitôt, son odeur, rassurante, merveilleuse, m'entoura. J'avais l'impression d'être dans une bulle protectrice, que rien ne pouvait m'atteindre.
Pour la première fois depuis bien longtemps, je souris. Je souris car je me sentais en sécurité. Je souris en pensant à Edward. Je souris en repensant à cette nuit.
Je me réveillai. Lorsque j'ouvris difficilement mes yeux, une lumière assaillit mes rétines.
Je frottai mes paupières et me relevai. Dans tous les sens du terme. J'avais l'impression de renaître, vidée de toute cette masse noire et gluante qui m'encombrait, ce qu'on appelait la douleur. Les couleurs me sautaient aux yeux, toutes plus vives les unes que les autres, le silence amplifiait tous les sons assourdis qui venaient de dehors. Je renaissais.
La porte s'ouvrit dans mon dos et je me retournai brusquement.
C'était lui. C'était Edward. Debout sur le pas de la porte, un plateau dans les mains, irradiant, comme toujours, j'eus presque envie d'en pleurer.
Malheureusement, quelques larmes durent réellement m'échapper, car il fronça les sourcils et me fixa pendant quelques secondes avec une expression indéchiffrable, attendant de voir quand est-ce que j'allais m'effondrer en sanglots.
Je le rassurai d'un sourire. Il posa le plateau sur le bureau et s'approcha prudemment de moi.
C'était à moi d'être perplexe et blessée par son attitude. Je pensais que toutes les barrières étaient enfin tombées la nuit dernière. Sans réfléchir, je me blottis contre son torse et il referma ses bars sur moi. Mais je percevais toujours son malaise. Ma bonne humeur s'estompa brusquement et je relevai la tête pour le regarder dans les yeux.
-Edward, qu'est-ce qu'il se passe ?
-Rien, pourquoi ?
Pensait-il sincèrement me faire avaler ça ? Pour la première fois depuis que je le connaissais, je ne fus pas dupe de son mensonge et je sentis la nervosité dans sa voix.
-Parce que je ne te crois pas ! Tu...Tu es en colère à propos de...hier soir ? demandai-je d'une toute petite voix, en baissant la tête.
Il laissa planer un moment de silence avant de répondre, toujours aussi hésitant :
-Ce serait plutôt à toi de m'en vouloir...Je suis désolée que cela n'ait as marché comme tu le veuilles, Bella.
Je relevai brusquement la tête et analysai son expression sous le nouveau jour de ses paroles. Ses yeux, d'un or foncé, exprimaient un doute immense et ses traits étaient légèrement tirés.
-Apparemment, je ne suis pas aussi humain que ce que je me prétends être...Je suis désolé Bella, désolé de ne pas être capable de t'apporter ce que tu...
Je l'interrompis en collant ma bouche à la sienne. J'enroulai mes bras autours de son cou et me collai un peu plus à lui. Après les étreintes passionnées, j'appréciais d'autant plus ce baiser plein de douceur et de tendresse.
Je détachai mes lèvres des siennes, plongeai sans crainte mes yeux dans les siens et chuchotai :
-Comme je te l'ai déjà dit, cela me suffit...
J'étais quelque peu mal à l'aise au souvenir brûlant de cette nuit, mais je sentais qu'Edward avait besoin de plus d'explications :
-Tu ne te rends pas compte de ce que cela a représenté pour moi. Sans parler du fait que tu as apaisé mes douleurs, tu m'as montré tes faiblesses. J'ai enfin l'impression de mériter ta confiance et ton amour.
-Bella, je...
Je posai mon index sur ses lèvres pour ne pas voir à entendre ses rengaines habituelles sur le fait que c'était lui qui ne me méritait pas.
-Et quant au côté humain, tu ne m'as jamais paru plus humain que hier soir...
J'enfouis la tête dans son cou, les joues enflammées par mon discours, et il posa son menton sur ma tête, une de ses mains jouant avec mes cheveux et l'autre dans le bas de mon dos.
-Je t'aime, chuchota-t'il.
Et je suis à peu près sûre qu'il utilisait le même stratagème que moi : chuchoter pour masquer la faiblesse de la voix. Pour la première fois, je voyais Edward, ému, jusqu'aux larmes – même si inexistantes, ses yeux brillaient étrangement. Et ce fut cela, plus que tout, qui m'aida à me relever du coup infligé par la mort de mon père.
*
* *


-C'est bon, je suis prête !
Après avoir déjeuné, j'avais demandé à Edward de nous conduire chez les Cullen. «Pour leur dire que tout va bien. » avais-je répondu, en soupirant, lorsqu'il m'avait demandé pourquoi, puis j'avais ajouté, avec une grimace : « Comme ça, ils arrêteront d'appeler à tour de rôle toutes les cinq minutes. Même si c'est gentil de me montrer combien ils me soutiennent, cette sonnerie commence à me taper sur les nerfs. ». Il avait pouffé alors que je m'éclipsai à l'étage.
Appuyé au chambranle de la porte d'entrée, il m'attendait, mais lorsque je passai devant le téléphone, une idée me revint brusquement en tête.
-J'ai encore un coup de fil à passer, j'arrive dans deux minutes !
-Je t'attends dans la voiture alors, sourit-il en claquant la porte.
Je décrochai le combiné et tapai le numéro. Après trois tonalités, la voix légère et toujours essoufflé de ma mère me parvint :
-Allô ?
-Maman, c'est moi.
-Ah, Bella.
Tout de suite, son ton était devenu plus prudent et plus réservé. Tout le monde semblait penser que j'étais à deux doigts de m'effondrer. Cela aurait peut-être était vrai hier, mais maintenant, j'étais une femme nouvelle et toutes ces précautions commençaient à m'agacer.
-Ca va, ma chérie ?
Comme avec les Cullen, j'avais refusé tous ses appels et, la connaissant, cela avait dû être un gros effort pour s'empêcher de sauter dans le premier avion pour me rejoindre.
-Très bien, Maman. Vraiment.
J'avais articulé ses mots simplement, sans débordement de joie excessifs, mais je sus qu'elle avait compris qu'ils étaient sincères, à son infime soupir de soulagement.
-Bien, très bien alors !
Etonnement, alors que j'avais cru que ma mère, très émotive, mettrait énormément de temps à se remettre du décès de Charlie, c'est moi qui avait eu le plus de difficultés.
-Pourquoi appelle-tu, mon c½ur ? continua-t'elle.
-...Je suis sur le point d'aller voir les Cullen, pour continuer les préparatifs du mariage et...
-Tu continues les préparatifs du maoiage ?! s'exclama-t'elle, sans que je puisse deviner si elle était choquée ou heureuse.
-...Oui. Mais je ne suis pas sûre. Je ne sais pas, la mort de Charlie est si récente, tu crois que je dois continuer ?
-Bien sûr, Bella ! Si tu savais comme je suis heureuse que tu n'aies pas abandonné l'idée !
-Tu...Tu es sûre ?
-C'est la meilleure chose que tu puisses faire pour ton père, Bella. Tu sais, quand il est venu me voir à Phoenix, pour m'annoncer la nouvelle, il m'a confié avoir honte de la réaction qu'il avait eu. Il m'a dit que tout avait été conduit par sa fierté idiote, qu'il avait entièrement confiance en toi, et même en Edward. Il le pensait capable de te rendre épanouie, heureuse.
-C'est...C'est vrai ?
-Il avait même hâte de rentrer à Forks pour essayer son costume, ajouta-t'elle avec un petit rire. Poursuis tes préparatifs, Bella, marrie-toi avec Edward. Préviens-moi juste au moins une semaine avant la date, que je réserve des billets pour Phil et moi...
Une envie soudaine de me jeter dans les bras de ma mère me submergea, mais je me contentai de sourire et de lâcher un « Merci » étranglé.
Après avoir raccroché, je sortis, guillerette, de hors, et Edward m'attrapa au vol.
Je remarquai alors que je n'avais pas vu les rayons du soleil depuis un moment. J'emplis mes poumons d'air et regardai avec ravissement l'être parfait qui me tenait dans ses bras. J'effleurai sa peau, brillante de mille feux, à l'instar du soleil.
En claquant la porte de la maison, j'eus l'impression de fermer le battant de ce gouffre de douleur et de tristesse noire qui m'avait étouffé et de me tourner enfin vers la lumière.

Dès qu'Edward m'ouvrit la porte et que nous eûmes fait quelques pas vers le perron, une tornade brune se jeta sur moi, avec un cri perçant :
-Bella !
Surprise, j'étreignis néanmoins Alice qui ne semblait plus vouloir me lâcher. Nous finîmes par réussir à entrer dans l'entrée. Toute la famille était là, souriante.
Je passai de bras en bras, chacun me chuchotant un petit mot réconfortant. Une fois les embrassades terminées, Alice, trépignante, s'écria :
-Bella, il faut vite que tu viennes à l'étage ! J'ai reçu ta robe il y a une semaine et il faut la retoucher !
Je levai les yeux au ciel et bougonnai, alors que tout le monde s'était figé, abasourdi :
-Tu aurais quand même pu me laisser annoncer la nouvelle moi-même...
Au fur et à mesure que chacun comprenait, les exclamations de joie fusaient. Mais le plus heureux fut certainement Edward. Il me tourna vers lui, le visage irradiant tellement de bonheur que j'eus le souffle coupé, et se courba pour atteindre mes lèvres.


First Day of My Life_BRIGHT EYES



Bon, alors là, chuis mitigée. Une fois, je le relis, et je le trouve bien. La minute qui suit, je le relis et je le trouve bâclé.
Alors même si vous allez me dire "Arrête de dire n'importe quoi, c'ets trop génial" -je sais que je dois être chiante avec ça, mais je suis très perfectionniste concernant mes écrits-, je n'en suis donc que moyennement satisfaite ^^".
J'espère vraiment avoir réussi à faire ressortir le côté "renaissance", après la période noire de Bella. A ce sujet, non, il n'y a pas d'erreur, les trois premières phrases sont bien répétées plus loin, mais c'est fait exprès XD. Vous allez peut-être penser que c'est trop vite, seulement quelques jours après la mort, mais je veux vraiment que l'acte de Bella et Edward soit un des points culminants de leur relation, le moment où ils se comprennent complètement, où Edward montre ses faiblesses, où Bella se trouve "guérie". D'ailleurs, si vous vous posiez la question, non, ils ne sont pas arrivés jusqu'au bout ;). Si on reste logique, il y a besoin de sang pour que ça..."marche" XD, et les vampires n'ont pas de sang à ce que sache XD.Ne soyez pas déçues ;), non Bella et Edward n'auront pas d'enfants.
Bref, une dernière chose concernant la chanson, elle est juste parfaite. Quand je l'écoute, elle me rend heureuse et en même temps, j'ai envie de pleurer, c'est assez spécial XD. Puis le titre est juste la phrase parfaite à ce chapitre.

Voilà, c'est tout =).
Dîtes, ça vous euh.."plaît", ces petites notes concernant le chapitre? XD

PS: J'ai énormément apprécié vos commentaires sur le chapitre d'avant, et je suis très contente que vous ayez pris le temps d'écouter la musique;). J'aime vraiment vous faire partager tout ça et vous faire plaisir =).

# Posté le samedi 05 juillet 2008 15:53

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 05:45

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Les deux heures qui suivirent ne furent pas aussi pénibles que je ne me l'étais imaginée, bien que je dusse rester debout, perchée sur un escabeau, vêtu de ma robe de mariée pendant qu'Alice la reprisait. Durant tout ce temps, je pus sentir son malaise tant elle essayait de me divertir. Elle blablatait sur le plan de table, la musique qui serait jouée, d'une manière un peu trop enjouée -même pour Alice. Lorsqu'elle se releva pur admirer son oeuvre, elle s'exclama:
-Cette robe est magnifique! Des filles seraient prêtes à mourir pour l'avoir!
Réalisant qu'elle avait prononcé le mot "mourir" devant moi, elle plaqua brusquement ses mains devant sa bouche en écarquillant les yeux. Même si je ressentis un pincement au coeur, je décidai de mettre les choses à plat, en essayant d'adopter un ton léger:
-C'est bon, Alice. Tu n'as pas besoin de surveiller tes mots et bannir de ton vocabulaire les mots "mort", "mourir", "enterrement" et..."père"...
Elle se mordit la lèvre et plongea ses yeux dan les miens:
-Bella...Tu n'as pas à jouer les solides pour nous, tu sais. Tu as le droit d'être triste, de ne vouloir voir personne pendant des mois...
-Non, je ne peux pas annuler le mariage auquel vous tenez tant. Je ne vais pas vous priver d'une occasion de paraître humain...
-Ne te méprends pas sur nos motivations quant au mariage, Bella. Bien sûr, je ne rechigne jamais à organiser une fête, mais, à vrai dire, nous pensons plus à Edward qu'à notre plaisir...
Je fronçai les sourcils, ne voyant pas où elle voulait en venir.
-Je te l'ai déjà dit, tu n'as pas vu les changements que tu as produit sur lui. En quasiment un siècle, je ne l'ai jamais vu sourire autant que depuis ton arrivée. Et, non, je n'exagère pas. Un siècle avec un Edward bougon, c'est long! Nous avons tous eu très peur de sa réaction si le mariage venait à s'annuler...
-Je n'ai jamais eu l'intention d'annuler le mariage, de le repousser, peut-être! protestai-je.
-J'ai vu des choses pas très jolies, Bella, m'interrompit-elle, une nuance de reproche dans la voix. Des choses te concernant...
Je restai songeuse, me demandant ce à quoi mon subconscient avait bien pu penser. Puis en frissonnant, je chassai cette pensée. Je me savais être capable du pire lorsque je soufrais...
-Alice, je commence à avoir des crampes. Est-ce que je peux me voir au moins?
La Alice excitée que je connaissais ressurgit et elle se jeta sur moi, en glapissant:
-Surtout pas! Liasse-moi d'abord enlever la robe et tu seras libre de te reposer...

*
* *

Les préparatifs du mariage avançaient à grands pas. Et sans que je ne m'en rende compte, nous étions déjà le douze Août. la veille du mariage.
Alice, Rosalie et Esmé étaient au comble de l'énervement et de l'urgence et courraient dans tous les sens, en hurlant:
-Les invitations ont été reçues et la plupart, confirmées!
-Les fleurs arrivent demain matin!
-L'orchestre vient de faire parvenir la liste définitive des morceaux et la couleur de leur costume!
Mais tout cela n'était plus de mon ressort et je passai mes heures avec Edward, à le regarder jouer au piano ou simplement sentir sa présence.
Depuis le début de la semaine, nous étions cloîtrés dans la maison, avec interdiction de sortir : le mariage se passait dans le jardin des Cullen et la société de décors qu'avait contacté Alice y travaillaient. Alice disait que nous aurions la surprise le jour même, ce que j'appréhendais un peu.
Lorsque je sortis de la salle de bain -prête à aller au lit-, j'avais cru échapper à l'enterrement de vie de jeune fille mais je me trompai lourdement.
Je n'eus pas le temps de mettre un pied dans la chambre d'Alice -j'y dormais pour la nuit, car "Les mariés ne doivent pas se voir la veille du mariage, c'est la tradition!"-, que je fus poussée dans sa salle de bain personnelle. C'était de loin la plus grande salle d'eau que je j'eusse jamais vue. Immense, carrelé de blanc sur les murs, elle abritait une douche et dans le fond, une énorme baignoire qui devait sûrement faire jaccuzy. Le sol était recouvert d'une épaisse moquette blanche et sur tout le long d'un mur s'étalait un miroir.
Rosalie, qui faisait partie de mes attaquantes, ferma la porte derrière elle et Alice renversa le contenu de ses tiroirs devant une Esmé assise. Je jetai un coup d'oeil au tas. Il y avait là de quoi fournir deux-trois magasins ed maquillage et rendre malade de jalousie n'importe quelle fille. Les mascaras s'amoncelaient à côté d'ombres à paupière et de vernis de toutes les couleurs.
Devant mon air atterré, Alice me rabroua, en me faisant asseoir:
-Tu croyais vraiment y échapper? Et en fais pas cette tête, ce n'est qu'une petite soirée entre filles, Bella...J'aurais bien aimé un petit voyage à Los Angeles, mais Esmé m'en a dissuadé, ajouta-t'elle tristement alors qu'Esmé me faisait un clin d'oeil.
Encore une fois, je fus surprise de la tournure de la soirée et me pris même à l'apprécier. C'était une vraie soirée pyjama, dans les règles de l'art. Nous nous faisions les ongles, nous maquillions et discutions de choses personnelles, tout en nous empiffrant de sucreries -enfin, je m'empiffrai. Ensuite, nous nous installâmes dans le salon -les garçons avaient apparemment déserté- pour regarder des films romantiques.
Alors que je commençai à m'endormir devant la télé, Alice me secoua:
-Allez il est temps d'aller au lit, Bella, tu dois être en forme pour demain...

*
* *


-Bella...
Un chuchotement et un effleurement glacé me réveillèrent. je fronçai les sourcils. Je venais tout juste de m'endormir, pourquoi Alice me réveillait-elle déjà?
-Bella...
Non, Alice ne m'aurait jamais réveillé aussi doucement. Elle aurait ouvert en grand les rideaux et m'aurait trompété un "C'est le grand jour!!". Non, cet effleurement ne pouvait venir que d'...
-Edward! m'exclamai-je en ouvrant brusquement les yeux.
Dans la pénombre, le visage fantomatique de mon futur mari se détachait nettement et ses yeux dorés brillaient. Un grand sourire s'épanouit sur mon visage et je me redressai en me jetant dans ses bras. Il me rattrapa doucement, enfouit sa tête dans mes cheveux et comme à son habitude, je l'entendis prendre une grande respiration.
-Je n'ai que très peu de temps...Alice va s'apercevoir d'une seconde à l'autre que je suis là, même si Emmett et Jasper nous couvrent, et elle va sûrement être follement en colère contre moi pour avoir brisé la tradition...chuchota-t'il mon oreille.
Ses lèvres descendirent le long de ma joue puis se posèrent sur les miennes. La sensation de l'interdit ajoutée à notre séparation me fit apprécier ce baiser. Sa main glissa le long de mes cheveux et il souffla:
-Comment a été ta soirée?
-Oh, Alice a renoncé au voyage à Las Vegas et nous avons juste passé une soirée entre filles...Et toi? demandai-je , priant pour ne pas entendre les mots "stip-tease", "club" et "femmes".
-Nous sommes partis faire un petit tour en voiture, répondit-il, avec un sourire, à un souvenir que je ne pouvais pas comprendre.
Nos lèvres se rencontrèrent de nouveau et le baiser devint plus passionné, mais soudain un cri émana du salon:
-Edwaaaaaaaaaaaaaaaard! Sors de cette chambre ou je te jure que demain, tu ne seras pas capable d'aller jusqu'à l'hôtel par toi-même!
Un léger rire nous secoua. Juste après, la porte de la chambre s'ouvrit brusquement sur une Alice qui foudroyait son frère du regard:
-C'est la tradition, Edward! Sinon, votre mariage ne se passera pas bien!
Il se releva, les mains en l'air, comme pour montrer qu'il ne portait pas d'armes, un sourire sur le visage.
-Je me rends, Alice!
Sans cesser de sourire, il se laissa traîner dehors par sa soeur, où Jasper et Emmet ne pouvaient s'empêcher de pouffer. Avant de fermer la porte, Alice se tourna vers moi:
-Et, toi, tu aurais pu ne pas le laisser faire!
Mon rire redoubla et elle ferma la porte en soupirant.

*
* *


Des pas...Des arbres, un éclat blanc, un rire froid...
Je me réveillai en sursaut, haletante. Le cauchemar qui me terrorisait depuis des semaines avaient repris sa force initiale et j'eus du mal à m'arrêter de trembler. Je me tournai vers la table de nuit d'Alice pour vérifier l'heure. Il était 6h30. Alice n'allait pas tarder à me réveiller.
Etant sûre que je n'arrivais pas à me rendormir, je me levai et fis quelques pas sur le balcon, désobéissant encore une fois à ma future belle-soeur.
Le ciel s'éclaircissait et laissait présager une belle journée. La lueur du petit matin laissait entrevoir le décor du mariage.
Alice s'était surpassée. Elle avait de nouveau attaché les guirlande lumineuses le long de l'allée des platanes. Un tapis blanc éclatant était déroulé depuis la maison des Cullen jusqu'à l'autel et était parsemé de pétales blanches et de bougies. Les chaises blanches étaient alignées en rang, chacun des dossier recouvert d'une guirlande de fleurs entremêlées de fils dorés et argentés. L'autel était une simple estrade blanche, mais une arche en métal se dressait au-dessus, recouverte de lierre, fleurs et rubans. A gauche de l'autel se trouvait le kiosque, où prendrait place l'orchestre et la piste de danse était placée dans l'herbe, délimitée par des bougies, des rubans blancs et les grandes tables où serait servi le dîner.. Le tout regorgeait de blanc, de fleurs et de bougies et autres lampions. Le mariage se passant le soir pour éviter le soleil, tout cela serait féérique une fois allumé.
Alice avait vraiment tout fait pour que ce soit le plus beau jour de ma vie et j'eus une pointe de remords de lui avoir désobéi. Elle tenait tant à ce que la décoration soit une surprise.
Je m'apprêtai à refermer la fenêtre et à me rallonger, lorsqu'un mouvement attira mon attention. La chambre d'Edward donnait aussi sur ce côté et l'ombre de la fenêtre était projetée sur le sol, car la lumière y était allumée. Quelqu'un était debout et regardait par la fenêtre, a silhouette se découpant dans la lumière.
Cela devait être Edward et je me demandais à quoi il pouvait penser.
Etait-il impatient autant que je l'étais à ce que je sois Mme Cullen dans quelques petites heures? Pensait-il au "pour toujours" qui viendrait après ? Aux années de bonheur?
Me sortant de mes pensées, je décidai d'allumer la lumière et de me replacer devant la fenêtre. Je sus qu'il m'avait remarqué. Je pouvais sentir son sourire. Je levai la main, me sentant idiote, et la secoua, comme pour lui dire bonjour.
-Va sur le balcon, l'entendis-je murmurer.
J'obtempérai, étonnée et...butai contre lui.
-Ed...
Sa bouche plaquée sur la mienne interrompit ma phrase.
-Ce n'est pas bien du tout, ce que l'on fait. Alice va nous tuer, si...enfin quand elle découvrira que tu es venu...
-Je suis prêt à prendre le risque, souffla-t'il, avec son sourire qui faisait rater un battement à mon coeur. Une journée sans toi m'est bien trop longue...
Je fus heureuse que la lumière ne soit pas vive, pour qu'il ne voit pas mes joues rougir. Malheureusement, il le devina quand même et passa un doigt frais le long de ma joue.
-Alors, prête à devenir ...Mme Cullen? demanda-t'il, faussement décontracté.
Je remarquai combien il avait apprécié prononcer les mots "Mme Cullen".
-Plus que prête...Si seulement les heures pouvaient passer plus vite...
Et je le pensai vraiment. Et non pas pour les compromis qui viendraient après mais parce que je ne pouvais pas imaginer de futur sans ce mariage. Même si nous savions que jamais nous ne nous séparerions, ce mariage était pour moi une marque de plus de notre engagement, une façon de lui montrer à quel point je l'aimais...
Il se pencha de nouveau vers moi, et le cri attendu d'Alice me fit sursauter:
-Ce n'est vrai!! Edward! Sors de lààà!


Say Yes_ELLIOTT SMITH

Je suis rentrée de vacances dimanche, mais ne m'en voulez pas, j'ai eu Breaking Dawn lundi et j'ai passé les quatre dernières jours à le lire (je l'ai fini d'ailleurs *.*)

Encore une fois, assez mitigée sur ce chapitre. Il n'y a rien de très important, pas d'action, et j'espère avoir rendu les visites d'Edward euh...romantiques, douces, pas trop lourdes...Bref XD
La chanson n'est pas d'une importance fondamentale, juste je la trouve très jolie et douce =)

Là, je m'attaque bientôt au mariage. Depuis le temps que j'attends d'écrire ça! XD
Bisous, vou êtes les meilleures lectrices au monde ;)

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 14:35

Modifié le jeudi 21 août 2008 09:33

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-Bella, regarde-moi.
Mon regard s'attarda sur l'horloge. 18h55. Dans cinq minutes, le mariage commencerait vraiment. Je pouvais entendre le murmure des gens assis, et je me demandais combien de personnes il y avait. Sûrement beaucoup trop, en regard de la taille de la liste d'invitations et du nombre de chaises. Une bonne centaine de personnes, qui incluait la plupart de mes camarades d'école, allait me voir me ridiculiser. Parce que c'était sûr et certain, avec ma poisse caractéristique, j'allais m'étaler au milieu de l'allée ou, pire, oublier de prononcer le « Je le veux ».
La sueur couvrait mes bras et mon front, mon c½ur s'emballait au point que, au lieu de mourir de honte, je ne me demandais si ça ne serait pas plutôt par arrêt cardiaque. Mes jambes tremblaient, faibles, tout mon corps était parcouru de fourmillements et mon esprit alternait les moments d'absence et les moments d'hyper conscience. Je n'allais pas tenir, c'était une certitude.
-Bella, s'il te plaît, continua Alice, d'une voix douce et calme. Regarde-moi.
Je levai des yeux agrandis par la peur sur son visage de lutin.
-C'est bien. Maintenant, arrête de t'angoisser à ce point. Tout va bien se passer. Ce n'est qu'un mariage, une petite cérémonie de rien du tout. Pense à l'après. La lune de miel. Les années avec Edward.
J'hochai faiblement la tête.
-Tout va bien se passer, répéta-t'elle, puis ajouta, anxieusement : Faut-il que j'appelle Jasper pour te relaxer un peu ? Ton c½ur bat un peu trop vite, en ce moment...
-Ja...Jasper...Oui...Ca ne me ferait pas de mal...
-Reste ici, alors, je reviens dans quelques secondes...
Elle fut interrompue par l'orchestre. Ca y est. Le mariage commençait.
Alice se mordit la lèvre en me fixant, légèrement angoissée :
-Trop tard pour Jasper, je dois faire mon entrée. Mais rappelle-toi, Bella. Edward, lune de miel.
-Edward, soufflai-je. Edward.
-Carlisle viendra te chercher dans quelques instants. Tout ce que tu as à faire c'est le laisser te guider. Bon, avant que j'y aille, de quoi ai-je l'air ?
Elle tourna sur elle-même. Sa robe en satin s'envola autours d'elle dans un chatoiement argenté. Avec le faible scintillement de sa peau et ses cheveux plus noirs que jamais, elle était magnifique.
-Superbe, Alice, tu es superbe.
-Merci, répondit-elle avec un grand sourire. Mais je fais pâle figure à côté de toi ! Bon, j'y vais, maintenant ! Si tu me cherches, je serai juste derrière toi...
Et en un éclair, je me retrouvais seule. Pour essayer de diluer mon anxiété, je fis quelques pas et tombai devant le miroir du salon. Je fixai le reflet, tâchant de voir qui était cette jeune fille brune.
La première chose que l'on remarquait, c'étaient ses yeux. Deux grands yeux chocolat, grands ouvert de stress, bordés de longs cils épais. Deux grands yeux qui contrastaient avec la pâleur de sa peau. Ses cheveux bruns étaient relevés en un leste chignon, mais quelques mèches folles s'étaient échappées et dégringolaient en boucle jusqu'à ses épaules dénudées.
Je souris et le reflet fit de même. C'était la future Mme Cullen.
-Bella ?
Je me retournai brusquement pour voir Carlisle, debout près de la porte vitrée.
Il était éblouissant dans son costume blanc immaculé. Alice avait dû le prévenir que je ne me sentais pas bien, car il me fixait, attendant de voir si, au choix, j'allais m'évanouir et ou vomir. Au lieu de ça, je lui souris.
-Je suis prête, soufflai-je.
Et c'était l'entière vérité – pour une fois.
Je m'approchai de lui et pris le bras qu'il m'offrait. La musique entama un nouveau morceau et après un dernier sourire, Carlisle m'entraîna dehors.
Le décors étaient encore plus extraordinaire vu d'ici. Les fleurs exhalaient un parfum léger, le soleil descendait tout juste à la lisière des bois, les rayons filtrant parmi les branches et éclairant la blancheur des chaises, du tapis, de l'autel.
Je me sentais ridicule d'avoir à ce point été angoissée. C'était le plus beau jour de ma vie. Carlisle me sentit me détendre et il me glissa à l'oreille, juste avant que nous tournions dans l'allée entre les chaises :
-Merci, Jasper...
Je lui fis un sourire complice puis me tournai vers l'autel, alors que la musique montait en crescendo.
Et tout s'effaça brusquement. Les invités, les fleurs, Alice, Jasper, le maire, tout cela s'était fondu en un brouillard blanc.
Je ne voyais plus qu'une seule personne. Si j'avais été ébloui par Carlisle, ce n'était rien comparé à l'ange qui m'attendait à quelques mètres. Je détaillai, comme si je le voyais pour la première fois, ses cheveux couleur bronze, dorés avec la lumière du soleil, sa peau si blanche et scintillante, ses lèvres étirés sur le sourire qui me faisait fondre. Comme à chaque fois, je gardai pour la fin ses yeux, plus dorés que jamais, brillant d'un feu ardent. Avec le rayon de soleil, c'était comme s'il avait été entouré de lumière, d'une aura magnifique.
Nos yeux se croisèrent et je fus bien heureuse d'avoir le bras de Carlisle à mes côtés, qui me soutenait à moitié.
L'autel se rapprochait et les têtes se tournaient sur notre passage. J'en étais à peine consciente, les yeux vrillés dans ceux d'Edward.
Enfin, Carlisle prit ma main et la posa dans celle tendue d'Edward.
Je levai les yeux vers lui. Il sourit –mon c½ur eut un tel raté que je crus qu'il s'était arrêté- et passa la main sur ma joue, son sourire s'accentuant.
-Arrête de pleurer, Bella ! me chuchota Alice. Tu vas ruiner ton maquillage !
Je ne m'étais même pas aperçue que les larmes dégringolaient mes joues. J'essayai de rendre à Edward son sourire, et, même si je fus sûre que ma tentative ne devait pas être concluante, ses prunelles devinrent plus tendres.
Le maire s'éclaircit la gorge et le brouillard s'effaça, détruisant notre petite bulle. Nous nous tournâmes vers lui et il commença son discours. Mon attention ne s'éveilla qu'u moment de prononcer les mots solennels :
-Edward Anthony Masen Cullen, acceptez-vous de prendre pour épouse Isabella Marie Swan ?
Le « oui » d'Edward résonna, l'anneau glissa sur mon annulaire gauche et j'entendis un reniflement derrière moi. Je me tournai rapidement. Renée était en larmes, un nez dans son mouchoir. Je voulus lui faire un sourire réconfortant, mais le maire me rappela :
-Isabella Marie Swan, acceptez-vous de prendre pour époux Edward Anthony Masen Cullen ?
J'aurai voulu que mon « Oui » soit aussi franc et massif que celui d'Edward, mais je parvins tout juste à bafouiller un couinement et à enfoncer la bague au doigt glacé de mon mari.
Et finalement, la phrase la plus attendue arriva :
-Vous êtes maintenant mari et femme. Vous pouvez embra...
Je n'attendis pas la fin de la phrase et me jetai au cou d'Edward.


Ave Maria_FRANZ SCHUBERT

Bon, je m'en veux d'avoir coupé là, mais, après il y a la réception et tout, et, disons, je trouvais que ça faisait un peu beaucoup =P J'espère ne pas trop vous avoir ennuyé avec toutes ces descriptions, j'aimerais tellement que vous le voyez comme je le vois ><.
Bref, en parlant de la chanson, il a été très difficile de choisir une chanson, parmi toutes celles que je "potentialisais". Mais bon, prochain chapitre, bal+réception, donc je vous en mettrai une petite liste. Pour ce chapitre, on va se contenter d'un classique, mais toujours aussi sublime et émouvante =). Classique, certes, mais pas la traditionnelle marche nuptial qu'on connaît tous =P, à l'image de tout leur mariage =).
Oh et au passage, super contente des réactions au chapitre d'avant =D

J'aimerais aussi vous parler d'autre chose...Voilà, bientôt arrive la sortie de Breaking Dawn en français. Cela fait presque un an que je vous fais patienter avec cette histoire -qui apparemment vous plaît bien XD. Mais on arrive bientôt à la fin. Et oui. J'essaierai de mettre le dernier chapitre, genre le 21 Octobre au soir =P.
Mais je ne vous lâche pas comme ça -j'entends d'ici les "Merde! Elle nous colle encore!" XD- et je vais m'atteler à mon Midnight Sun, mon Fascination point de vue d'Edward =P, pour vous faire patienter jusqu'à la sortie de Midnight Sun. Disons que cela fait un moment que ça me tente, alors je vais me lancer. Même si d'autres s'y sont exercés superbement bien déjà -je pense à Eleveleie =D-, je vais faire de mon mieux =P.
Alors, vous en pensez quoi? Vous serez là pour Midnight Sun aussi?

Bisous, vous êtes les meilleurs =D

# Posté le lundi 25 août 2008 16:39

Modifié le lundi 25 août 2008 18:12

[[__23__]]

Nous ne nous étions pas attardés sur le dîner, pour des raisons évidentes. Les Cullen avaient vaguement feints de manger avec nous, pour ne pas soulever les questions des invités, alors que je me surpris à engloutir tout ce qui se trouvait au menu –la journée avait été riche en évènements et le traiteur qu'Alice avait engagé était excellent.
Je ne quittai pas des yeux Edward, n'arrivant toujours pas à croire que cet ange me désirait, que ces yeux rieurs et dorés ne regardaient que moi, que ces chuchotements tendres m'étaient destinés, que sa peau froide ne touchait que la mienne. J'effleurai doucement sa main entourant ma taille et, se tournant vers moi, il me chuchota :
-Je pense qu'il est l'heure de valser...Mme Cullen...
-Mme Cullen, répétai-je, pour retarder le moment de la danse. Ces mots te plaisent, non ? ajouta-je en riant, gênée.
Ses yeux s'incendièrent et il continua, dans un souffle :
-Bien plus que tu ne peux l'imaginer...Mais, ne changeons pas de sujets, pour le moment, ce n'est pas ça qui m'importe...
Il serra ma main et m'entraîna sur la piste, au beau milieu, sous les applaudissements. Je sentis mes joues devenir écarlates, et je lâchai un soupir. Il passa un doigt sur ma joue en susurrant :
-Toujours aussi réticente à danser ? Même avec moi ?
Il attrapa ma main droite et glissa son autre main dans le bas de mon dos. Je me collai un peu plus à lui.
-J'ai l'air ridicule, quand je danse, me plaignis-je.
-Pas avec moi. Et puis, je te l'ai déjà dit, tu ne te vois pas assez clairement, soupira-t'il en levant les yeux au ciel.
-Est-ce que tu sais que tu es en train de dire que je ne suis pas une catastrophe ambulante ? relevai-je, en haussant un sourcil. Toi qui répètes toutes les deux secondes que je suis un aimant à danger...
-C'est de ta faute, tu me fais perdre le fil de mes pensées...
-Je peux partir si tu veux, pour que tu puisses te remettre à tes réflexions.
Je fis mine de m'éloigner –bien que ne le puisse pas, en raison de sa poigne de fer-, mais il me serra un peu plus contre lui.
Je détachai mon regard de ces prunelles topazes pour jeter un regard autours. Nous n'étions plus seuls sur la piste, les autres couples nous avaient rejoints. Je voyais Alice et Jasper, suivis de près par Rosalie et Emmett, qui valsaient avec une grâce infinie sous le regard envieux des humains. Carlisle et Esmé, comme un couple normal, se tenaient l'un à côté de l'autre, mains liées, discutant avec quelques parents de lycéen. Je n'avais jamais vu de marques d'affection entre Carlisle et Esmé, mais cela semblait si évident qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Chacun de leur geste semblait en accord avec l'autre et une telle alchimie émanait d'eux. Je me demandai subrepticement si Edward et moi, en accord avec ce qu'avait dit ma mère, avions l'air si parfait ensemble. J'en doutai fortement.
A mon grand étonnement, j'aurais voulu que le temps s'arrête, tant le moment était doux. Le soleil se couchait et embrasait le ciel, apportant une douce lumière sur le jardin. Le bruit des discussions était éclipsé par l'orchestre. Et pour couronner le tout, j'étais dans les bras d'Edward, le dévorant des yeux. Il soutint mon regard avant de souffler :
-A quoi penses-tu ?
Je rougis et détournai le regard, mais, comme d'habitude, cela ne fit que le rendre plus insistant.
-J'essaie de réaliser la chance que j'ai.
-Pardon ?
-De t'avoir, murmurai-je.
La musique cessa, avant qu'Edward ne put protester, et nous nous rapatriâmes sur le côté de la piste, où nous fûmes assaillis de tous côtés. Je passai des bras de Jessica, à Angela, et j'eus même droit à un léger sourire de Lauren.
-Bella, c'est magnifique ! trépignait Jessica.
Avec étonnement, je remarquai sa main dans celle de Mike. Elle suivit mon regard et m'adressa un sourire complice.
-Oui, Bella, c'est vraiment joli, renchérit Angela.
-Allez dire ça à Alice, elle sera très contente !
-Alice fait vraiment des choses merveilleuses !
Edward et moi échangeâmes un regard et éclatâmes de rire. Les embrassades continuèrent, mais au moment de faire la bise à Mike, je me sentis doucement tirée en arrière par Edward. Je retins un sourire devant sa jalouse inutile.
Mes amis s'éclipsèrent, laissant place à ma mère et Phil
Renée était rayonnante. Sa robe mettait en valeur son bronzage, son sourire s'étirait largement et ses yeux brillaient. Je la vis essuyer une larme.
-Oh, ma Bella, tu as grandi tellement vite ! Déjà, tu te maries !
Les larmes dévalaient ses joues et je la pris dans mes bras.
-Enfin, Maman, c'est joyeux, un mariage, il ne faut pas pleurer !
-Je sais, chérie, je suis tellement contente pour toi !
Les larmes commençaient à couler le long de mes joues aussi.
Je venais de réaliser à quel point il serait dur de m'éloigner de ma mère, voire de ne plus la voir du tout, lors de ma transformation. Pur sa sécurité, je devais rester loin d'elle. Et je n'étais même pas sûre de pouvoir lui téléphoner : mon timbre de voix changerait et elle le remarquerait. Je devrais couper les ponts totalement avec ma mère.
J'enfuis mon visage dans ses cheveux pour que personne ne vit la douleur qui déchirait mes traits.
*
* *

-Au revoir et merci d'être venus, clamions en ch½ur Edward et moi aux derniers invités.
La dernière voiture disparut dans la nuit.
Bâillant et tenant à peine debout, je me retenais à Edward. La réception était finie, il était plus de deux heures du matin.
Je jetai un ½il au jardin. Tout était noir, sauf les éléments blancs, qui devenaient fluorescents. Alice avait éteint toutes les grosses sources de lumière, et juste deux ou trois bougies brillaient encore.
-Es-tu trop fatiguée ou...As-tu le temps de m'accorder une danse ? chuchota Edward.
-De quoi ? Maintenant ?
-Oui, maintenant. J'ai très peu profité de toi seule, aujourd'hui...
-Euh, eh bien si tu veux...
En une seconde, nous nous retrouvâmes à l'intérieur du kioske à musique, le coin le plus reculé du jardin, avec les rayons de lune pour simple lumière.
Je nouai mes bras derrière son cou et il plaça ses mains sur mes reins. Je plaçai ma tête dans le creux de son cou, et il posa ses lèvres sur mes cheveux. Je fermai les yeux, savourant cet instant de douceur infini. Tout près de mon oreille, j'entendis Edward fredonner ma berceuse, tout en glissant un "Je t'aime". Je relevai la tête, me mis sur la pointe des pieds, posai mes lèvres sur les siennes. Le baiser fut doux, tendre et, pour une fois, Edward le laissa se prolonger. Nous valsâmes ainsi quelques instants, avant qu'Edward ne se fige brusquement.
Il releva la tête, fixa quelque chose derrière moi, renifla deux fois, me poussa brusquement derrière lui et s'accroupit en position d'attaque...


La petite liste de musique du bal :
Creep_RADIOHEAD COVER PIANO
Blackout _MUSE PIANO COVER
Unintended_MUSE PIANO COVER
Ich Bin Da _TOKIO HOTEL PIANO COVER
Harry's Wondrous World_BO HP AND THE CHAMBER OF SECRETS

La musique sur laquelle j'ai imaginé le tout dernier slow: The Letter That Never Came_BO A.S.I.E. : THE BAUDELAIRE ORPHANS


Voilà, je n'arrivais pas à me décider, donc voilà la petite playlist du bal XD. Si vous avez d'autres idées de chansons pour le bal, faîtes-le moi savoir, je les rajouterai =). J'aime particulièrement la chanson du dernier slow qui a la particularité d'arriver à me faire pleurer et sourire en même temps XD.
Je sais, je me suis faite désirer, et la suite est nulle, enfin pas à la hauteur de quasi deux mois d'attente mais bon ><. Je vous épargnerai les trente-six mille excuses que je peux vous sortir, en vous disant: je suis en première S, bordel, il faut que je bosse XD.
Mais les publications devraient reprendre un rythme régulier. J'ai bloqué sur ce chapitre. Les moments Edward-Bella n'ont pas été nombreux dans la fiction jusqu'ici, alors ne m'en voulez pas d'avoir insisté -très maladroitement, okay- sur eux. J'aurais vraiment voulu rendre leurs moments beaux, doux, tendres...Malheureusement, c'est un don que seule Stephenie possède XD!

Je vous laisse en compagnie du super-méga-giga-énorme trailer qui est sorti il y a deux jours,
Bisous=) [/i


# Posté le samedi 20 septembre 2008 17:18

Modifié le dimanche 12 octobre 2008 11:28