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Quelques jours étaient passés sans qu'aucun incident ne survienne. Les Cullen n'avaient pas encore démasqué Oliver,même avec l'aide des Quileute. Carlisle essayait de me faire croire qu'il avait quitté la région, mais je avais pertinemment que ce n'était pas vrai. Il ne m'avait pas attaqué sans raison. Il semblait avoir un mobile bien précis. Je tâchai d'oublier et les seuls souvenirs qui me le rappelaient étaient le cauchemars. J'avais en effet fait le rapprochement entre Oliver et le vampire qui me poursuivait dans mes rêves. Heureusement, ceux-ci n'étaient plus si violent, mais il arrivaient quand même à me réveiller.
J'avais prévu de passer à la maison faire un peu de ménager, voir où en étaient les factures et passer un coup de téléphone à Renée et Charlie.
Une fois prête, je démarrai la Chevrolet et pris le chemin pour la maison.
Lorsque je me garai dans l'allée vide, j'eus un brusque frisson : j'avais un mauvais pressentiment. Secouant la tête, j'entrai et fermai derrière moi. Je posai sur le buffet le courrier que j'avais relevé, remarquai le clignotement rouge du répondeur -signe de nouveaux message- et appuyai sur la touche pour les écouter.
La machine m'annonça trois nouveaux messages. Le premier était d'un collègue de Charlie, le second contenait une invitation de Billy pour aller pêcher et le troisième était de Renée.
-Bella, sanglotait-elle. Il faut absolument que tu viennes à Phoenix, il est arrivé quelque chose de très grave! S'il te plaît, Bella chérie, réponds...
Etonnée, j'écoutai le message plusieurs fois. Je sentais le malaise me gagner, et le mauvais pressentiment de tout à l'heure me revint. En essayant de combattre le tournis, je composai maladroitement le numéro de Renée. Elle décrocha dès la première sonnerie.
-Bella? résonna sa voix angoissée.
-Maman, c'est moi, chuchotai-je. Que s'est-il passé?
-C'est...C'est Charlie, bégaya-t'elle, avant de fondre en larme.
Je sentais les larmes couler sur ma joue alors que j'essayai de comprendre ce qui était arrivé à mon père.
-Maman, s'il te plaît, dis-moi...
-Il s'est fait attaquer, chérie, souffla-t'elle. Il est dans un état critique.
La pièce tanguait dangereusement autours de moi, des fourmillements s'emparaient de mon corps. Je me sentis lâcher le combiné, puis ce fut le noir.

X
X X


J'ouvris brusquement les yeux. la première chose que je vis fut le visage inquiet d'Edward, puis une lampe derrière lui.
Fronçant les sourcils, je levai la tête. J'étais allongée sur le canapé du salon. Edward était accroupi à côté de moi, Alice debout derrière et Carlisle parlait au téléphone devant la fenêtre.
Tout d'un coup, les évènements ressurgirent et les larmes perlèrent à nouveau à mes yeux, sous le regard angoissé d'Edward.Je me redressai et chevrotai::
-Qu'est-ce qu'il se passe? Qu'allons nous faire?
Edward s'assit sur le canapé, m'attira à lui et me chuchota:
-Carlisle est en train de se renseigner, il est au téléphone avec Renée.Il organise notre arrivée à Phoenix...
-...Comment avez-vous sur?
-Alice, répondit simplement mon amoureux.
Carlisle raccrocha et s'approcha de nous. Il s'accroupit souplement pour être à ma hauteur et regarda droit dans mes yeux inondés:
-Bella, demain, Edward et toi partez pour Phoenix, articula-t'il, pour que je comprenne vite et bien. Autant te le dire tout de suite, il est dans un état très critique. Et, d'après Alice, ce serait l'½uvre d'un vampire.
Je sentis Edward se raidir brusquement, et, l'imitant, je me tendis.
Ne me laissera-t'on donc jamais tranquille? Pourquoi toujours s'attaquer à mes proches?
-Ce serait ...Oliver? chuchotai-je.
Carlisle resta un moment pensif.
-Je ne sais pas, répondit-il finalement. Cela me parait trop gros pour que cela soit une coïncidence. C'est pourquoi j'envoie Edward sur les lieux. Tout d'abord pour toi, mais aussi pour qu'il identifie les blessures.
Je fondis brusquement en larme. Cela ne pouvait être qu'un cauchemar. Je refusai de croire cette réalité. Cela ne pouvait pas arriver à Charlie. Je n'avais même pas pu m'excuser. Non, c'était bel et bien un cauchemar.
Je sentis l'évanouissement me guetter de nouveau, n'attendant qu'un signe de faiblesse pour jeter sa chape noire sur mon cerveau.
Edward attira ma tête contre son torse.


Love Me_YIRUMA

# Posté le lundi 26 mai 2008 07:55

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Lorsque nous descendîmes de l'avion, les gouttes commençaient à marbrer le béton de l'aéroport de Phoenix.
Il pleuvait à Phoenix. Etait-ce un mauvais présage? Oui. Etant déjà pessimiste au naturel, il m'en fallait peu pour y voir de mauvais signes.
Le nuages étaient si bas et si compact qu'on aurait dit un toit de béton. Pour un peu, je me serai cru à Forks, à part que la température approchait les trente-sept degrés.
C'est dans cette atmosphère pesant, pleine d'électricité, qu'Edward me soutint pour entrer dans l'aéroport, qui m'était familier.
Edward repéra ma mère en quelques secondes et m'amena jusqu'à elle. Je levai les yeux pour la détailler.
Le teint pâle, mais les yeux rouges et gonflés, elle avait l'air d'une échouée. Je devais lui ressembler.
Après avoir poliment salué ma mère, Edward prétexta d'aller chercher les bagages pour nous laisser seules.
Pour ne pas m'effondrer, car Edward ne me portait plus, je me jetai dans les bras de ma mère. Elle me serra fort contre elle et enfouit son nez dans mes cheveux.
-Ca va aller, Bella, ça va aller, chuchota-t'elle.
J'avais envie de lui dire que non, ça n'allait pas aller. Sinon, elle ne serait dans cet état. Et puis Carlisle m'avait dit qu'il était dans un état plus que critique. Comment réchapper d'une attaque de vampire? Mais, manifestement, elle essayait de se rassurer elle-même.
Cela parut marcher puisqu'elle releva la tête:
-Où et Edward? J'espère qu'il n'y a pas trop de queue???
-C'est bon, j'ai les bagages, murmura mon amoureux, à quelques centimètres de là.
Renée sursauta, se tourna vers lui et fit un petit sourire:
-Viens, on y va alors.
Le trajet, dans la vieille voiture de ma mère, se passa dans le silence complet, un silence angoissé, troublé seulement par les mauvaises chansons de pop que crachait la radio. Les mots qu'Edward me chuchotaient se mélangeaient en un brouillard qui m'entourait, alors que j'étais assise, raide, le regard fixé sur le pare-brise.
Soudain, faisant sursauter tout le monde sauf Edward, bien entendu, le portable de ma mère entama l'hymne national, signalant un nouvel appel.
Occupée à conduire, elle le ramassa du siège passage et me le tendit. Manquant le faire tomber, je l'ouvris maladroitement et le collai de mauvaise grâce à mon oreille - j'avais un peu de mal avec les portables en ce moment.
-Allô?
-Bella??
-Euh...oui?
-C'est Phil! s'écria la voix.
-Phil? répétai-je décontenancée.
Soudain, la main de ma mère surgit pour s'emparer du mobile et elle reprit la conversation. Des bribes d'information arrivaient jusqu'à moi, mon cerveau essayant vaguement de les analyser. A côté de moi, Edward tressaillit, ce qui me fit paniquer davantage. Quelque chose n'allait pas. Ma mère me le confirma en jetant le portable sur le siège, et les yeux agrandis, se mit à accélérer brusquement.
Ma mère avait toujours été le genre de conductrices qui irritaient le autres : trop occupée à admirer le paysage, elle dépassait rarement les soixante kilomètres par heure. Et ce brusque changement d'attitude me fit comprendre que le pire était en train d'arriver. Cette pensée me fit perdre les pédales te nous ne dûmes notre survie qu'à Edward qui m'empêcha de me jeter sur ma mère.
-Maman? Maman! Que se passe-t'il? Pourquoi Phil appelle-t'il?
Comme je n'obtins aucune réponse sinon une poignée de coups de klaxons rageurs, je répétai plusieurs fois ma question.
Ma voix déraillait dans les aigus , je sentais les fourmillements parcourir mon corps et mon coeur accélérer au point que j'en suffoquais. les bras protecteurs d'Edward n'arrivaient pas à me calmer. Me sentant au bord de l'apoplexie, Renée répondit d'une voix étranglée:
-Phil devait veiller sur Charlie pendant que je vous cherchais à l'aéroport et...Il y a eu un problème chérie...





Mourning Morning_JUST JACK

# Posté le lundi 26 mai 2008 08:52

Modifié le samedi 31 mai 2008 06:43

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Je tâchai de respirer profondément, pendant que mon cerveau assimilait pleinement l'information.
Elle freina brusquement devant l'hôpital et se précipita à l'intérieur, suivie de près par Edward qui me portait à moitié.
Je n'avais jamais aimé les hôpitaux et cela s'imposa de nouveau à moi. Mal à l'aise, je regardai les murs immaculés, le sol en plastique beige, les panneaux aux inscriptions qui me donnaient froid dans le dos, les visages atterrés et fatigués des gens...Suffoquant, j'aspirai une bouffée de cet air synthétique, froid, portant des traces de désinfectant et de microbes. J'eus un violent frisson, dû au changement de température important.
Je m'accoudai au bureau de l'accueil, aux côtés de ma mère, toujours soutenue par Edward, qui caressait doucement mes hanches.
La secrétaire avait l'air de ces gens désabusés par leur travail et qui ne demandaient qu'à en changer. Elle leva ses yeux ternes vers ma mère et débita:
-Bienvenue au Phoenix Hospital, puis-je vous aider?
-Ch...Charlie Swan, s'il vous plaît, haleta ma mère.
-Pardon? Pouvez-vous répéter? demanda la secrétaire en fronçant les sourcils.
Elle devait faire exprès. Combien de morts avait-elle causé, avec sa capacité à analyser les informations? A combien de gens avait-elle indiqué le service "Morgue" sans sourciller?
Nous sentant au bord de l'explosion, Edward intervint. Sans se départir de son calme, il répéta:
-Nous avons été avertis d'une urgence concernant Charlie Swan. Charlie Swan, répéta-t'il distinctement. Dans quel service est-il placé?
Même si je ne le voyais pas, je savais qu'il lui faisait le coup du regard incandescent et persuasif.
Elle se pencha maladroitement sur l'écran et nous délivra finalement l'information de sa voix morne et revêche:
-Aux dernières nouvelles, il était chambre 435 mais il est passé au secteur Urgences.
Edward raffermit sa prie sur ma hanche, sentant que je n'allais pas tenir le coup.
-Aux...Urgences? répéta ma mère, la voix blanche.
-Oui, aux Urgences, madame, ce service se trouve au second étage à droite, annôna-t'elle.
Une armée de médecins en blouse blanche apparut dans la pièce, l'air fatigué et pâle. Ils se dirigèrent vers le bureau de la secrétaire, s'excusèrent de nous interrompre et demandèrent à la vieille blonde si la famille de Charlie Swan était dans la salle. Edward eut un imperceptible tressaillement et je craignis le pire quand ma mère se jeta quasiment sur eux.
-C'est nous! Comment va Charlie?
-Mme Swan? Veuillez nous suivre...
Sans même rectifier l'homme, ma mère leur emboîta le pas et nous la suivîmes.
J'avais l'impression d'évoluer dans du coton. Je ne sentais plus rien sinon la main glacé d'Edward sur moi et les larmes qui dévalaient mes joues. je reniflai et m'accrochai à Edward.
Nous entrâmes dans un petit bureau impersonnel. A l'instar du reste de l'hôpital, il était blanc, froid, sentait le désinfectant et les mauvais présages.
-Asseyez-vous, nous indiquèrent-ils, en montrant trois chaises en plastique beige.
Je m'assis prudemment dessus, sans lâcher la main d'Edward.
Le plus vieux nous dévisagea tour à tour et son visage arbora une expression désolée.
-Je suis désolé, madame...comença-t'il.
-Non, soufflai-je. Non!
Cela ne pouvait signifier qu'une chose. Le vide se fit brusquement dans mon esprit et j'entendis vaguement le docteur continuer:
-Nous avons fait tout ce que nous avions pu, mais son état était extrêmement critique. Il a perdu énormément de sang, vraiment énormément. Ce qui d'ailleurs étonnant, sachant que les policiers qui l'ont trouvé n'ont rien remarqué autours de lui...C'est comme si son sang avait été aspiré...
Dans mon brouillards, je sentis Edward bouger à mes côtés.
-...Je vous conseille de rentrer chez vous, de vous reposer et de revenir demain pour régler le modalités. Je vous donnerai le nom d'un bon psychologue qui travaille dans notre hôpital, ainsi que d'une entreprise de pompes funèbres aux prix tout à fait abordables...
A ces mots, je craquais, et m'effondrai en pleurs contre l'épaule d'Edward.



Seesaw_COCOON

# Posté le lundi 26 mai 2008 15:13

Modifié le samedi 07 juin 2008 11:36

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Froid. Une flèche glacée se fondait dans mes veines,que les rayons du soleil filtrant par les voler n'arrivaient pas à faire fondre. La couverture glissait lentement de mes épaules mais mes membres étaient trop ankylosés pour la réajuster, à force d'être restée toute la journée roulée en boule.
Vide. Mon ventre grondait, mon c½ur était anesthésié, tout mon être semblait rempli d'air. J'avais l'impression qu'on m'avait arraché la moitié du corps. Cette partie du cerveau qui était censée vous divertir et vous faire penser à autre chose avait renoncé à lutter et toutes mes pensées étaient concentrées sur ce mot : mort. C'était comme se prendre une énorme claque, je restais sonnée, les yeux perdus dans le vague.
Choc. C'avait été trop brutal, trop soudain. Comme un éclair. Je ne pouvais pas y croire. Il ne s'était passé qu'une petite vingtaine de minutes entre notre entrée puis notre sortie de l'hôpital. C'était trop peu pour assimiler la nouvelle. La placer dans un contexte. Y croire.
Déni. Je refusai d'y croire. Pas Charlie, pas lui. Il était invincible, il était tout-puissant, il était mon père. Il était celui qui me réconfortait, petite, les jours d'orage, il était celui qui m'avait aidée à me relever lorsqu'Edward m'avait quittée. Je refusai tout bonnement de croire qu'il n'était plus.


L'appartement était silencieux. Pas de bruit de fond de la télévision, de la machine à laver ou du micro-ondes.
L'air était étouffant en cette fin de journée de Juillet. Les rayons de soleil pénétraient tant bien que mal dans ma chambre, malgré les volets et rideaux tirés.
Quelle ironie du sort. Au moment où nous sortions de l'hôpital, le soleil avait percé les nuages et commençait à déverser sa lumière sur nous.
Un discret toquement de porte se fit entendre. Je n'eus pas la force de souffler un oui, même si je savais très bien que cela ne pouvait être qu'Edward.
Il avait passé la journée à l'hôpital, réglant les modalités de décès, avec ma mère.
La porte s'ouvrit légèrement et Edward se glissa dans la pièce. J'inclinai la tête sur le côté et portai sur lui un regard vide et absent.
-Bella, commença-t'il.
-Je ne veux pas ne parler, le coupai-je, la voix enrouée.
En parler, ce serait y donner une existence, une réalité, que je me refusais. Comment accepter l'inacceptable ? En parler, ce serait commencer à y croire, ce qui était au dessus de mes forces.
J'avais l'impression d'être dans un rêve. Lorsque je fermai les yeux, je me disais qu'il m'attendait à la maison, toujours en colère contre Edward et moi, râlant à propos du mariage. Je savais ce que je lui dirais, lorsque nous rentrerions de ce petit week-end chez ma mère pour profiter du soleil de Phoenix. Il serait en train de regarder un match de base-ball, ne décollerait que brièvement les yeux de l'écran et crierait un « Ca sent bon, chérie », lorsque je me mettrais à faire la cuisine. Des lasagnes, il adorait ça. Nous mangerions en silence. Puis il me regarderait et consentirait à parler du mariage, à l'accepter. Alors, je me lèverais et je m'approcherai maladroitement de lui pour lui déposer un baiser sur la joue...
C'était toujours à ce moment-là que j'ouvrais les yeux, que je reprenais contact avec la réalité, que je comprenais que c'était n rêve. Et je replongeais dans mon hébétude.
Edward s'assit doucement sur le lit et posa sa main fraîche sur ma joue. Je frissonnai. Un signe de vie.
-Bella, cela fait trois jours, maintenant. Renée s'est occupée de l'enterrement. Il a lieu cet après-midi.
Trois jours. Enterrement.
Je fus presque surprise du nombre de jour qui était passé depuis l'hôpital. Trois jours que j'étais allongée sur ce lit, roulée en boule à essayer de combattre cette idée.
Je tournai un regard absent vers Edward, auquel il me répondit par un très léger sourire tendre.
J'esquissai un mouvement pour me lever mais mes bras faiblirent et ce fut Edward qui me remit sur mes pieds. Comme un zombie, je titubai jusqu'à mon armoire à vêtements. Maladroitement, je fouillai et y dénichai un simple t-shirt et un pantalon noir.
Sans m'en rendre compte, nous étions arrivés au cimetière. Renée tremblait tellement, que je me demandai comment nous avions pu y arriver sain et sauf, lorsque je remarquai Phil à sa droite.
Le chemin jusqu'à l'emplacement me semblait des kilomètres. Il y avait déjà beaucoup de personnes attroupées. Je reconnus Billy, flanqué de Sam, Seth et Sue Clearwater, quelques collègues de bureau. A notre arrivée, ils s'écartèrent silencieusement, nous laissons la « place d'honneur ».
J'eus un haut-le-c½ur en voyant la boîte de bois rectangulaire au fond de cette creusée, prête à être engloutie par des kilos de terre.
-Hum hum, s'éclaircit un homme en costume gris, tenant un papier à la main. Nous sommes ici à l'occasion de l'enterrement de Charlie Swan...
La prononciation de ce nom que je n'arrivais même pas à formuler en pensée me fit flancher et je m'agrippai plus fort encore à Edward, qui me tenait serré contre lui. J'aurais voulu enfouir ma tête dans son cou, respirer sa merveilleuse odeur et me dire que tout cela n'était qu'un cauchemar. Mais mon regard était fixé sur le couvercle en bois. Seuls quelques mètres nous séparaient, mais j'avais l'impression de la contempler depuis des kilomètres de hauteur.
J'eu soudain envie de crier. Crier de désespoir, crier l'injustice, crier ma douleur.
Elle me submergeait vague par vague, l'intensité croissant au fur et à mesure. Je me demandai quand est-ce que j'allais y succomber, quand est-ce que j'allais m'effondrer de douleur et de chagrin.
Plus rien ne comptait en cet instant. Je n'entendais plus l'homme lire son discours ni les reniflements alentours, je ne voyais plus les larmes des gens, je ne sentais plus le contact d'Edward. Il n'y avait plus que moi et cette boîte marron foncé. Qui contenait mon...Mon...Qui contenait mon...Mon père.
Au moment où je formulai ces mots dans ma tête, une poignée de terre tomba sur le cercueil. Le trou dans ma poitrine se rouvrit brusquement, violemment, me coupant le souffle, me faisant saigner de l'intérieur. Jamais la douleur n'avait été aussi violente.
Je me courbai brusquement en deux et tombai à genoux.
Une personne ne pouvait pas ressentir une aussi grande douleur à la fois. J'allais devenir folle. On me tirait doucement en arrière, on essayait de me relever, on me parlait, mais je n'entendais qu'un cri déchirant. Mon cri.
Alors que les grains de terre remplirent le trou, j'eus l'impression de perdre la moitié de mon corps.
Papa...


The Ice Is Getting Thinner_DEATH CAB FOR CUTIES

# Posté le mercredi 18 juin 2008 17:18

TAGAGE!

J'ai été taguée par elle, elle et elle.

Règles
Chaque personnes taguée doit écrire 7 choses à savoir sur elle.
Les personnes taguées doivent écrire sur leur blog les règles
La personne taguée doit taguer à son tour 7 personnes et les mettre sur son blog
Il faut préciser qui vous a tagué.


*Je m'appelle Laetitia, mais je n'aime pas spécialement mon nom
*J'ai trouvé mon Edward ^^ '
*Je connais Twilight depuis le début.
*Je fais une grosse fixette sur Rob' depuis avoir vu The Bad Mother's Handbook
*Autrement, j'suis une groupie de MUSE, The Strokes et Radiohead
*Je fais des rêves ultra-bizarres comme, rêver d'être un smarties volant ou encore un gel douche
*Plus tard je serai une rock-star XD


Je tague:
A vous de vous désigner =)


Au sujet du chapitre, il ne devrait pas tarder à arriver, j'en ai écrit la moitié =).
Ce chapitre est encore assez délicat à écrire, aussi ^^"
Je n'ai pas posté ce week-end, parce que,pour mon anniversaire =), j'étais partie en camping trois jours ^^"

# Posté le mercredi 25 juin 2008 16:50

Modifié le samedi 28 juin 2008 10:53