[[__1o__]]

  [[__1o__]]


Et l'attente commença. Les minutes passaient au ralenti.
Recroquevillée sur le canapé, je fixai l'horloge.
Dans combien de temps Alice s'apercevrait-elle qu'elle ne voyait plus mon futur ? Cela suffirait à alerter Edward, qui débarquerait ici le plus vite possible.
Jacob s'était retransformé, et, malgré mon horreur et mes supplications, s'était posté dehors, pour mieux suivre le mouvement d'Oliver.
Souvent, je me levai pour vérifier entre les volets qu'il était toujours là.
Cette attente était insupportable. Le silence était tel qu'il en devenait assourdissant, seulement interrompu par les mugissements du vent au dehors.
Soudain, alors que nous entamions la quatrième heure depuis que je m'étais enfermée, j'entendis un drôle de gémissement rapidement étouffé.
Alerte, je bondis sur mes pieds et me précipitai sur la porte en criant :
-Jacob ?
J'ouvris la porte à la volée et fit quelques pas dans le jardin, sous le ciel couleur plomb.
Nulle trace du loup.
-Jacob ? répétai-je, angoissée. Jacob, où es-tu ?
Je me tournai vers la maison, dans l'espoir de le voir.
Le tonnerre roulait au loin, les nuages s'amassaient au-dessus de la ville comme une chape de plomb, la pluie commençait à se déverser et le vent glacé s'infiltrait partout autours de moi. Et ce silence, toujours implacable.
-Jacob ??
Je sentais la panique parcourir mes veines. Je répétai encore sans nom, sentant moi-même les accents déchirants de ma voix. La pluie redoubla d'intensité et je me retrouvai rapidement trempée.
-Il ne t'entendra pas, là où il est, susurra une voix, juste derrière moi.
La terreur atteignit son paroxysme et je fis brusquement volte-face. Il était là, debout devant moi, campé sur ses jambes. Un fin sourire étirait ses lèvres et une lueur machiavélique brillait dans ses prunelles sombres et glacées.
Tout mon corps semblait paralysé. J'avais l'impression que la glace avait remplacé le sang qui coulait dans mes veines. Impuissante, je le regardais s'approcher de moi.
Je sentais chaque cellule de mon corps qui me hurlait de m'enfuir, mon esprit s'embrumait déjà, ne supportant plus cette déferlante d'émotion.
Lorsqu'il tendit son doigt fin vers ma joue, mes jambes réagirent enfin.
Je tournai les talons et me précipitai dans la maison. Bien qu'il fût vaguement surpris, je sentis qu'il avait déjà réagi. Je n'osai pas vérifier à quelle distance il était.
Je claquai inutilement la porte derrière moi et me précipitai vers l'escalier de marbre. Je n'avais absolument aucune chance de lui échapper, mais mon cerveau refusait de prendre cette option en compte et faisait tout pour me protéger.
Je montai les marches quatre à quatre et sursautai lorsque la porte d'entrée fut arrachée. Le vent s'infiltra avec force dans la demeure. Je trébuchai et tombai sur les marches, m'égratignant la lèvre au passage, mais me relevai rapidement et continuai mon ascension.
Je courrai dans le couloir vide, me précipitant vers la seule porte que je considérai comme un abri : la pièce du fond, la chambre d'Edward. Je m'y engouffrai avec l'énergie du désespoir.
Que faire, maintenant ?
La porte fut déjà arrachée à la volée, laissant apparaître le vampire. Je reculai vers la fenêtre.
Sous la pression du vent dans la maison, les fenêtres s'étaient ouvertes. Mes cheveux volaient devant mes yeux, le souffle glacial me faisait trembler. Alors que les larmes perlaient à mes yeux fermés, sentant ma fin proche pour la deuxième fois en quelques heures, un énorme bruit retentit. Stupéfaite, je rouvris les yeux.
Ce n'était plus Oliver qui était devant moi. Mais Edward.
Il était dos à moi, légèrement penché en avant. Un gros trou ornait le mur d'en face.
Même si le soulagement s'empara de moi, à tel point que je faillis en sourire, je me retins de pousser un cri lorsqu'Oliver réapparut, passant à travers l'énorme trou.
Edward se tourna alors brièvement face à moi et me tira contre lui, enfouissant ma tête contre son torse pour m'empêcher de voir. Terrorisée, tremblante et trempée, je me bouchai les oreilles.
Au bout de quelques minutes pendant lequel j'essayai de combattre l'étourdissement qui s'emparait de moi, Edward saisit mes poignets et les amena près de mon corps. Je relevai la tête, scrutai l pièce –Oliver avait disparu et Emmett et Jasper sortait de la pièce- puis reportai mon attention sur Edward.
Plus pâle encore que d'ordinaire, ses prunelles dorées brillaient d'un éclat de fureur.
-Ca va ? murmura-t'il.
Je hochai vaguement la tête. Dans un brusque élan, il me reprit dans ses bras et posa son front contre mes cheveux.
-Désolé, souffla-t'il. Désolée, tout est de ma faute, je n'aurais jamais du partir...
J'ouvrai déjà la bouche pour protester, mais il m'entraîna vers l'escalier et, épuisée, je le suivis sans rechigner.
Malgré le fait que je sois trempée et que sa peau me glaçait d'avantage, je me collai à lui, comme si j'avais peur qu'il s'eclipsât.
Il ne disait pas un mot, tendu, se contentant de caresser le bas de mon dos.
Avant que nous ne descendions, je rompis timidement le silence :
-Tu es en colère...contre moi ?
Surpris, il s'arrêta net. Il se tourna vers moi, pris mon visage entre ses mains et m'embrassa. C'était un de ces baisers violents, frustrés, qui nous laissaient tous les deux haletants.
-Pas contre toi, Bella, certainement pas. Contre moi. Toujours contre moi, pour t'exposer un peu plus chaque jour près de la mort...
-Tu veux dire, me sauver un peu plus chaque jour de la mort ? corrigeai-je en fronçant les sourcils.
Il passa un doigt sur ma joue.
-Je ne mérite pas ton amour, souffla-t'il.
-Arrête avec ça, s'il te plaît, Edward...
Un faible sourire passa sur ses lèvres mais ses prunelles restèrent graves.
-Viens, ils nous attendent en bas. Tu dois nous raconter tout ce qu'il s'est passé, dit-il rompant notre petit moment de douceur.




Ghost Song_BO VIRGIN SUICIDES



La retour d'Eward XD
Je ne sais pas trop quoi en penser de ce chapitre, alors dîtes-moi tout =P

Le prochain chapitre devrait vite arriver, promis!

Bisous =)

# Posté le samedi 05 avril 2008 12:53

Modifié le vendredi 11 avril 2008 05:36

[[__11__]]

  [[__11__]]
Les Cullen au grand complet nous attendaient dans le ...salon.
Affligée, j'examinai la pièce autrefois si propre et réconfortante : les fenêtres brisés avaient répandu leurs éclats sur le sol, la pluie était rentrée et avait taché les murs, les objets étaient renversés au sol...
Je devais avoir une tête d'ahurie, car Esmé se leva, me prit dans ses bars en me chuchotant :
-Comment vas-tu, Bella ?
Je ne sus que répondre. Alors, entraînée par Edward, je m'assis sur le canapé, blottie dans ses bras.
J'avais toujours eu cette drôle de tendance à craquer, une fois le choc passé. Les émotions m'envahissaient et je restai étonnée, ahurie pendant quelques minutes.
-Bella, commença la voix apaisante de Carlisle. Serais-tu capable de nous expliquer ce qu'il s'est passé ?
Je levai la tête, jetai un furtif regard à chaque visage immortel qui me fixait et ouvris la bouche, sans qu'aucun son n'en sorte. La main d'Edward serra la mienne, comme pour me donner du courage.
-Je...Je ne sais pas, chuchotai-je d'une petite voix.
-Connaissais-tu ce vampire ?
Je frémis en me rappelant brusquement les prunelles glacées d'Oliver, et l'étreinte d'Edward se fit plus protectrice.
-C'était...On s'est rencontrés pour la première fois à la librairie, lorsque je voulais acheter des timbres...Il m'a dit qu'il était nouveau, ici, et qu'il aurait bien voulu un guide pour découvrir les environs...Je...C'est l'absence d'Edward...
Ce dernier se tendit à mon côté et son souffle devint plus rauque.
-C'est en pensant à l'absence d'Edward, que j'ai accepté. Je ne voulais pas être toute seule, continuai-je toujours dans le même chuchotis. Alors, on s'est vus juste après votre départ, on s'est baladés dans Forks, on s'est parlés...Et puis...
-Que s'est-il passé ensuite ? demanda le docteur, voyant que je peinais.
-Il m'a entraînée dans la forêt et...Il a d'abord cassé mon portable puis il a essayé de me...de me...Puis Ja...Jacob !! Jacob, où est passé Jacob ?
Je relevai brusquement la tête, alerte, les larmes me venant aux yeux, me demandant comment j'avais pu oublier mon ami. J'essayai de me lever, mais les bras d'Edawrd me retinrent, et je me débattis :
-Où est Jacob ? Il était là avec moi, il ma sauvée !
-Bella, Jacob est en sécurité, il repose dans notre chambre, me répondit Esmé avec douceur.
Des larmes de soulagement perlèrent à mes paupières et j'enfouis ma tête dans l'épaule d'Edward. Celui-ci resserra ses bars autours de moi et caressa mes cheveux.
Je l'entendis murmurer quelque chose à Carlisle, ce à quoi son père répondit plus clairement:
-Tu as raison...Nous verrons ça demain. Amène-la dans la cuisine, que je vérifie si elle n'a rien de cassé.
-Bella ? chuchota Edward à mon oreille. Lève-toi, Carlisle va rapidement t'examiner, puis tu monteras pour te reposer d'accord ?
Je m'accrochai à lui :
-Tu resteras avec moi ?
-Bien sûr, souffla-t'il.
La cuisine était intacte. Je m'assis sur le plan de travail et Carlisle m'examina. Je tressaillis lorsqu'il applique un produit brûlant sur ma lèvre.
-Tu n'es pas trop amochée cette fois-ci, sourit le docteur.
J'eus un faible rire. Il désinfecta l'égratignure qui ornait mon avant-bras, puis me laissa monter avec Edward en haut.
-Rosalie et Emmett ne dorment pas ici ce soir, nous allons dormir dans leur chambre. La notre étant un peu... Hors d'usage, sourit-il.
Nous entrâmes dans la pièce et je regardai autours de moi.
C'était la première fois que j'étais autorisée à rentrer dans la chambre de Rosalie et d'Emmett. Les murs étaient couverts d'une tapisserie bordeaux qui rendait l'atmosphère chaleureuse et la moquette qui couvrait le sol était de couleur prune. Les meubles étaient en bois sombre et des cadres ornant des photos du couple étaient suspendus aux murs.
-Rosalie aime bien les souvenirs, me dit simplement Edward.
Je me tournai vers lui et sentis un besoin irrépressible de coller ma bouche à la sienne, mais me reculai brusquement. il me jeta un regard interrogateur:
-Edward, je me suis blessée à la lèvre.
-Et ce n'est que maintenant que tu t'en rends compte? soupira-t'il en levant les yeux au ciel.
-Comment...? Tout à l'heure, quand on s'est embrassés, je saignai et...
-Les choses ont changé, Bella. Je n'ai même plus besoin de me contrôler, disons. C'est instinctif, maintenant, le besoin de te protéger de ne rien faire qui puise te mettre en danger, ou te...tuer. Mon corps, mon inconscient réagissent tous seuls.
Je pouvais enfin me relaxer, le pire était passé. Edward était de nouveau à mes côtés, Jacob était en sécurité et entre de bonnes mains et Oliver...
Je fronçai les sourcils et me reculai :
-Où est Oliver ? demandai-je à Edward.
-Jasper et Emmett se sont faits une joie de le balancer par la fenêtre, mais il s'est échappé ensuite, marmonna sombrement mon amoureux.
-Il...Il est toujours vivant ? m'entendis-je balbutier.
-Malheureusement. Mais ne t'inquiète pas, dès demain, les autres le chercheront. Il ne t'approchera plus Bella, il ne te fera plus de mal.
-Au fait, repris-je, comment avez-vous su pour...?
Il se tendit.
-Alice a soudain cessé d'avoir des visions de ton futur. Je lui avais demandé de le surveiller en permanence pour m'éviter de devenir trop...insupportable, on va dire. Alors j'ai essayé de t'appeler. D'abord sur le portable, puis ensuite sur le téléphone de la maison. mais tu ne répondais pas. Je suis devenu complètement fou, et sans prendre la peine d'en avertir aux autres, j'ai sauté dans le premier avion que j'ai trouvé. Alice m'avait déjà vu, ils m'ont donc suivi. Lorsque nous sommes arrivés, que nous avons découverts Jacob, mal en point...
Je frémis brusquement.
-Puis nous avons aperçu les portes défoncées de la maison, les fenêtres cassées...Je t'ai vue t'approcher près de la fenêtre...
Il ferma les yeux, les traits tirés.
-Je ne comprends pas, chuchota-t'il. Je n'avais pourtant rien senti en arrivant dans le jardin, aucune pensée ne parvenait jusqu'à moi...
-Vous êtes arrivés au bon moment, reconnus-je, en posant mes lèvres sur les siennes.
Je ne pu m'empêcher de bâiller brusquement.
Il me fit ce sourire auquel je ne résistai jamais, qui mêlait tendresse et amusement.
-Allez, au lit, Bella, tu dois te reposer...



All I Need_RADIOHEAD



Je me devais de mettre un chapitre de plus rapidement pour plusieurs raisons, notamment pour mon immense retard ainsi que des explications aux questions suscitées par le chapitre précédent. J'espère vous avoir éclairci XD
Verdict? ^.^

# Posté le samedi 12 avril 2008 07:06

Modifié le samedi 12 avril 2008 07:49

[[__12__]]

  [[__12__]]
Alors que trois jours s'étaient passés depuis l'attaque d'Oliver et que le calme était revenu, Jacob se réveilla.
Il avait, lui, subi de gros dégâts. Carlisle lui avait administré une dose de calmants à assommer un cheval, et je n'avais été autorisée à le voir que ce jour-là, tant pour des raisons hygiéniques, que par soucis de ménager ma sensibilité.
Ce matin-là, je me réveillai tard. A ma grande surprise, Edward n'était plus là et je supposai qu'il était parti chasser. Je me levai pour descendre à la cuisine chercher à manger, lorsque j'entendis des voix émaner de la porte de la chambre de Carlisle et Esmé. Je m'en approchai et attrapa des bribes de conversation:
-Merci, encore une fois, d'avoir été là, dit une voix que je reconnus sans peine.
-Je serai toujours là pour la protéger, répondit Jacob, la vois un peu plus faible.
-Je t'en suis reconnaissant...Veux-tu bien arrêter de penser à ça, ou je te brise les côtes qui te restent?
Un silence suivi le ton irrité d'Edward. Puis deux rires se mélangèrent. Je n'en croyais pas mes oreilles. Edward et Jacob riaient. Ensemble.
Je toquai discrètement et les rires se turent. Je poussai la porte et entra.
Jacob était allongé dans le lit, la couverture remontée jusqu'au cou. Un large bandage entravait son crâne. Il me fit un grand sourire un peu tordu et je sentis mon coeur se pincer.
Malgré tout, je me dirigeai vers Edward et me blottis dans ses bras.Il se pencha et m'embrassa:
-Bien dormi? chuchota-t'il.
-Comme un bébé, répondis-je sur le même ton, en souriant.
Un soupir retentit :
-S'il vous plaît, il y a du monde derrière vous!
Edward leva les yeux au ciel:
-Le clébard a besoin de te parler seule, Bella. Je vous laisse..
Il effleura une dernière fois mes lèvres et s'éclipsa, aussi léger que l'air.
Je m'assis près du lit.
-Ca va? demanda-je, anxieuse.
-Bah, j'ai connu pire, tu sais. C'est sûr qu'il y a plus agréable comme sensation d'avoir l'impression qu'on te déchire le ventre à chaque inspiration.
Je baissai les yeux.
-Je sus désolée, Jacob.
-Hein? sursauta-t'il avait de grimacer. Désolée de quoi?
-...C'est à cause de moi que tu es dans cet état.
-Bella, arête de dire des idioties. C'était pour la bonne cause.
Je lui souris puis me décidai enfin à poser la question qui m'intriguait:
-Pourquoi es-tu revenu, Jacob?
-...Tu étais en danger, Bella, il fallait bien que j'intervienne, répondit-il en levant les yeux au ciel.
-Non, je veux dire...Comment as-tu su?
Il y eut un silence, qu'il rompit doucement au bout de quelques minutes:
-Je lui avais dit.Je lui ai dit que ej serai toujours là, dans l'ombre, à guetter son faux-pas.
-S'il te plaît, Jake, on en a déjà parlé des centaines de fois, l'interrompis-je, avant que cela ne devienne trop gênant.
-Je sais bien. Depuis notre dernière rencontre, je me suis transformé...."à plein temps", on va dire.
Je levai sur lui un regard interrogateur.
-C'est plus facile à supporter, tout ça, précisa-t'il. Bref, ajouta-t'il, en me voyant ouvrir la bouche, prêt à protester. Je te surveille depuis plusieurs semaines...Et heureusement d'ailleurs!
J'eus un petit sourire et chuchotai:
-Merci.
Il tendit une main hésitante vers moi et, alors que j'allai reculer, une voix retentit, derrière moi:
-Bas les pattes, clébard. L'avoir sauvée ne te donne pas tous les droits.
Edward était appuyé au chambranle de la porte et fixa la main de Jacob jusqu'à ce qu'elle retombe sur le lit. Puis il porta son regard sur moi:
-Peux-tu descendre, Bella? Il faut que tu nous en dises un peu plus sur...
Il n'acheva pas sa phrase, mais je compris. Je lui lançai un faible sourire:
-J'arrive tout de suite...
Je me tournai à nouveau vers Jake.
-J'ai encore une question à te poser...Tout à l'heure, tu rigolais bien avec Edward, n'est-ce pas?
-Rigoler, rigoler, c'est un bien grand mot. Les sangsues n'ont pas de sens de l'humour.
-Jake?
-...Oui, bon, d'accord. On rigolait ensemble, et alors?
-Depuis quand as-tu décidé de jouer au gentil avec lui?
-Depuis que je me fais soigner par son...père, répliqua-t'il. C'est qu'il serait capable de me jeter dehors comme ça, si je ne suis pas poli et bien élevé!
-Idiot! lu dis-je en riant.
-...Ton petit-copain s'impatiente, va le voir, où il risque vraiment de me casser les quatre côtes intactes que j'ai encore...
Je lui souris à nouveau, me levai et lui lançai, avant de partir:
-Ne t'en vas pas, je n'en ai pas fini avec toi!
-Dans l'état où je sus, je ne risque pas de m'enfuir en courant, Bella.
-Arrête de te plaindre, Jake, le réprimandai-je en levant les yeux au ciel.
Je fermai la porte rapidement, coupant court à ses répliques.
Plongée dans mes pensées, je me dirigeai vers le grand escalier.
Quelle métamorphose! Ces trois semaines sous forme de loup avaient fait du bien à Jacob. Il était serein, souriant, rayonnant. Redevenait-il mon Jacob?
Je sortis de mes pensées lorsque j'entrai au salon.



The Good, The Bad And The Queen_THE GOOD, THE BAD AND THE QUEEN

# Posté le samedi 26 avril 2008 14:41

Modifié le samedi 26 avril 2008 15:50

[[__13__]]

  [[__13__]]
Tous les vampires étaient de nouveau réunis. Je m'installai sur le canapé, près d'Edward.
-Bonjour Bella, commença Carlisle. Je me doute que tu souhaites être au courant des évènements et de ce qu'il va se passer.
J'hochai la tête en essayant de cacher ma petite victoire: je savais enfin ce qui allait se passer à l'avance.
-Concernant Jacob, il doit encore se reposer ici trois ou quatre jours...
A côté de moi, Edward lâcha un infime soupir.
-Ensuite, il rentrera chez lui. Dans les prochains jours, nous ferons des rondes dans les environs pour essayer de trouver le vampire qui t'a attaquée. Tu seras toujours en compagnie de l'un d'entre nous. Cependant, la tâche s'avère difficile.
-Pourquoi? demandai-je, intriguée.
-Nous n'avons pas réussi à déterminer l'odeur du vampire. Jacob affirme, lui aussi, ne pas avoir réussi à débusquer sa senteur. Seras-tu en mesure de nous le décrire?
Tous les regards convergèrent vers moi.
-Je...Je...Le problème, c'est qu'il ne ressemble pas à un vampire, bégayai-je. C'est pour ça que je ne me suis pas méfiée. Il ressemble à un humain, juste un peu plus pâle que la moyenne. Il ne brille pas au soleil, il n'est pas froid ni dur au toucher...Il a les cheveux noirs et est plutôt grand de taille.
Un silence suivit mes paroles.
-Nous allons quand même tenter de le trouver, décida Carlisle. Bien, merci, Bella, c'est tout ce que je voulais savoir.
Il se leva et monta à l'étage, suivi furtivement par Esmé. Edward eut un léger sursaut et je me tournai vers lu, l'air interrogateur.
-Il vient de hurler ton prénom, maugréa-t'il.
-Pardon?
-Le clébard vient de s'égosiller en pensée pour que je te dise de monter.
-Ah bon? Est-ce si important?
-Sûrement pas, mais il hurle à la mort.
Je soupirai en me levant:
-Bon, je vais aller lui dire d'arrêter.
-Dis-lui "Crétin" de ma part, s'il te plaît, sourit Edward.
Je levai les yeux au ciel, m'apprêtai à répliquer, mais sa soeur m'interrompit:
-Ca te dit une journée shopping Bella?
-Euh...C'est à dire que...
-Je serai là aussi, intervint malicieusement Edward.
-C'est vrai? m'exclamai-je, avec un grand sourire. Bon alors, c'est d'accord Alice!
-J'apprécie combien tu m'aimes, bougonna-t'elle, en croisant les bras.
Le léger rire d'Edward m'accompagna alors que je montai les escaliers.
Je toquai légèrement et entrai:
-Tu voulais me voir?
-Ha, Bella...Tu...Tu lui diras merci?
-Pardon? demandai-je, décontenancée.
-Au bu...A Edward. Tu lui diras merci et bonne chance de ma part?
-Euh...A quel sujet?
-Peu importe, dis-lu.
-Tu en pouvais pas le faire toi-même?
-Ne pousse pas le bouchon trop loin, par contre. Même si je lui cède certaines..Choses, je garde ma fierté! s'offusqua Jake, mais ses accents outragés sonnaient faiblement.
-Très bien, je lui fera passer le message. je suis sûre qu'il comprendra, lui et qu'il....
-Apprécie énormément.
Une seconde plus tard, je sentis les bras d'Edward autours de ma taille
-Merci...Jacob, souffla-t'l, en dardant ses prunelles dorées dans les yeux sombres de mon ami.
Jacob leva les yeux au ciel en bougonnant:
-Oui, c'est bon...
Considérant l'affaire terminée, je me tournai vers Edward:
-On y va? Alice doit s'impatienter...
Sentant la résignation dans ma voix, il eut un petit rire et me souffla, en fermant la porte derrière nous:
-Allez, ça ne va pas être aussi terrible...
En effet, l'après-midi fut agréable. Alice avait choisi Seattle pour cible et nous y conduisit en quelques minutes, pendant lesquelles je cachai mon visage dans le cou d'Edward.
J'eus l'impression d'entrer dans tous les magasins de la ville. Dans chacun, Alice s'enfuyait dans les rayons, revenait avec une énorme pile de vêtements et me poussait dans les cabines, avant que je n'ai eu le temps de protester.
Nous revînmes à la maison lorsque le soleil commençait à disparaître derrière les maisons. Je m'étais finalement laissée tenter par une jupe et deux pulls, après qu'Edward m'ait complimentée. Il s'était accordé à répéter que tout m'allait à ravir, mais ce furent les seuls achats où je fus d'accord.

*
* *


Le soir venu, une fois prête à aller au lit, je m'assis sur le lit et demandai à Edward des explications quant à la discussion de ce matin.
-Qu'a voulu dire Jake, ce matin? je soufflai, alors qu'il me prenait dans ses bras glacés.
-Il a décidé de renoncer, répondit Edward, en caressant mes cheveux.
Je voulais plus de précisions, n'étant pas sûre de tout comprendre.
-Il a compris que la parte était perdue d'avance.
-Edward, s'il te plaît, peux-tu t'exprimer de façon à ce que la pauvre humaine que je suis puisse te comprendre?
Un rire le secoua et il glissa un doigt le long de ma joue:
-Il me laisse le champ libre, Bella. Il ne veut plus te forcer à l'aimer. il accepte notre relation.
Je laissai échapper une exclamation de surprise.
-Bien sûr, il t'aime e t'aimera toujours, mais il compte sur le temps pour panser ses blessures...
Voyant que je ne répondais pas, il continua:
-C'est très noble de sa part et je lui en suis redevable.
-Peut-être même que vous deviendrez amis, à la longue! m'exclamai-je, n'ayant toujours pas renoncé à cette lubie.
-Bella, endos-toi, tu commences à délirer, soupira-t'il.



Mardy Bum_ARCTIC MONKEYS

# Posté le dimanche 27 avril 2008 11:02

[[__14__]]

  [[__14__]]
Quelques jours étaient passés, et Jacob étai à nouveau sur pied. De façon un peu bancale, certes, mais il tenait debout. J'avais supplié la Terre entière pour pouvoir le ramener chez lui, arguant que je ne pouvais décemment pas le laisser rentrer seul à pied et que les Cullen ne pouvaient entrer dans la limite du territoire Quileute.
Edward sur mes talons, je descendis le grand escalier et sortis. Jacob était appuyé à ma Chevrolet, en bien meilleure forme qu'avant.
Je lui fis un sourire auquel il répondit, puis il s'approcha de nous en boitant.
-Jacob, attends, je viens t'aider! m'exclamai-je en m'apprêtant à courir pour aller le soutenir.
Mais le bras d'Edward me retint, attendant que Jake arrive à notre hauteur. ce dernier regardait Edward d'un air mécontent.
-Je suis souffrant, tu aurais quand même pu la laisser venir me soutenir! protesta-t'il, mais plus pour le principe.
-Ne profite pas de la situation, répondit Edward, mais avec un léger sourire cependant.
Soudain, je crus vois leur deux mains fuser brusquement et s'effleurer.
-Venez-vous de vous serrer la main? demandai-je, abasourdie.
-Ne raconte pas d'histoires, Bella, soupirèrent-ils tous les deux en même temps.
J'avais tellement de mal à croire ce que j'avais vu et entendu que le fou-rire s'empara de moi. Ils me lancèrent un regard exaspéré.
-Vous devriez vous voir! m'exclamai-je. Deux gamins! Bon, Jacob, allons-y, ajoutai-je, une fois mon souffle repris.
Nous grimpâmes dans la Chevrolet, je mis le contact et man½uvrai le long de l'allée de platanes.
L'atmosphère était détendue, joyeuse, comme toujours avec Jacob.
J'arrivai sur la grande route et empruntai le chemin qui m'était familier.
-Au fait, Billy ne s'est-il pas inquiété de ne plus te voir? demandai-je.
-Sam a dû l'avertir. Puis il sait que je me débrouille tout seul.
-Quand même, cela fat trois bonnes semaines.
-Te serais-tu inquiétée, Bella?
Je pouvais presque voir le sourire dans sa voix.
-Oui, triple idiot. Je n'ai pas peur de montrer mes sentiments moi!
Ignorant le sous-entendu, il répondit:
-Tu te fais toujours trop de soucis pour rien, Bella.
Je freinai devant la petite maison bancale des Black et sortis. Contournant la voiture, j'essayai de l'aider mais il ricana:
-Bella, c'est bon, je sais marcher. Tu en serais même pas capable de me soutenir.
Je m'arrêtai, hésitante devant la porte.
Billy ne m'avait jamais vraiment porté dans son coeur et je me demandai ce qu'il pensait de moi, maintenant.
Avec un sourire rassurant, Jake toqua vaguement puis entra.
-Papaaa! s'égoslla-t'l. C'ets moiii!
Suivant ces pas, j'entrai timidement dans le minuscule salon, où Billy regardait un match de base-ball.
-Tiens, mon fils, de retour? ironisa son père. Viens un peu par ici!
Jacob s'avança vers son père et se pencha en avant, s'attendant à une éreinte paternelle. Au lieu de ça, le vieil homme attrapa son oreille et la tira vers le sol. Jacob s'affala par terre avec un cri de surprise.
-Ca t'apprendra à me laisser me débrouiller tout seul, ajouta son père, puis il se tourna vers moi et son visage s'éclaira: Bella! Ca fait plaisir de te voir!
Soulagée, je lui rendis son sourire et fis quelques pas pour lui faire la bise.
-Assieds-toi donc, tu as un peu de temps à nous consacrer?
-Oui, je resterai bien quelques minutes avec vous!
-Très bien! tiens, Jake, va nous chercher du thé et des petits gâteaux.
-Oh non, ne vous dérangez pas, souris-je.
-Je suis souffrant, Papa, marmonna son fils en même temps.
Etait-ce ou moi, ou la famille Black avait totalement changé d'état d'esprit à mon égard? Billy était plus accueillant que jamais.
-Oui, je suis au courant, idiot, soupira Billy.
-Pourquoi est-ce que tout le monde me traite d'idiot aujourd'hui?
-Ne pose pas une question dont tu connais déjà la réponse...Alors, ce thé?
La clameur des spectateurs qui émanaient du poste de télévision me rappela brusquement Charlie et j'eus un pincement au coeur.Comme s'il avait lu dans mes pensées, Billy reprit à mon intention:
-Comment se porte Charlie? Ca fait un moment qu'il ne m'a pas rendu visite.
-Il n'est pas à Forks en ce moment. Il est allé à avertir Renée à Phoenix au sujet de...mon mariage...
J'avais craint d'aborder le sujet, mais l'atmosphère ne s'alourdit pas et nous continuâmes à discuter calmement avec Jacob.
Pour la première fois de l'après-midi, je regardai l'heure et sursautai: cela faisait deux heures que j'étais là, Edward allait devenir fou!
Je m'excusai auprès de Bill et me dirigeai vers ma voiture, Jacob sur mes talons. Avant de m'installer, je me tournai vers lui.
Il ouvrit grand les bras:
-Je peux?
-Tu fais des progrès, tu demandes même la permission avant, maintenant! ironisai-je.
Avec bonheur, je me blottis contre lui, et il referma sa chaleur sur moi. Nous restâmes un moment enlacés et je savourai ces minutes. Quand il me lâcha, je levai la tête et lui souris:
-Tu m'as manqué, Jacob.
-Toi aussi, Bella, toi aussi...
Sur un dernier sourire, je me glissai dans la Chevrolet et démarrai. Je ne fus pas surprise lorsque la Volvo argenté apparut dans mon champ de vision. Je freinai hors de ce que je pensais être le territoire Quileute et sortis. En une secondes, je me retrouvai dans d'autres bras.
-Désolée,chuchota-je. je n'a pas vu le temps passer.
Je le sentis inspirer profondément dans mes cheveux -je n'eus droit ç aucune remarque sur mon odeur pour une fois- puis il souffla:
-Ces n'est rien...J'étais juste un peu inquiet.
-J'étais en sécurité avec Jacob, argumentai-je.
-Jacob tient à peine debout et Oliver est toujours dans les environs...
J'eus un frisson en repensant au vampire et Edward s'excusa:
-Désolé de te rappeler ça. je risque de devenir très protecteur dans les jours qui suivent, alors ne t'énerve pas...
J'eus un petit rire puis un frisson.
-Rentrons avant que tu n'attrapes froid, décida Edward.



Let's Dance To Joy Division_THE WOMBATS

# Posté le lundi 05 mai 2008 16:57